La responsabilité sociale, une affaire de tous

S’exprimant à l’ouverture des premières assises sur la responsabilité sociale de l’entreprise au Maroc, organisées par l’Association des Gestionnaires et Formateurs de Personnel (AGEF), M. Benmoussa a appelé les opérateurs à élargir leur conception de la réalité économique et sociale et à se doter d’une vision davantage sociétale et plus globalisante. Il a souligné l’existence de liens étroits entre la responsabilité sociale de l’entreprise et le développement durable au niveau local et territorial. Il a mis l’accent sur l’importance de la politique de décentralisation et de déconcentration et sur les principes de subsidiarité et de dynamisation, et l’implication des entreprises dans le développement des compétences.
M. Benmoussa a évoqué les grands standards universels relatifs aux droits humains et sociaux fondamentaux et fait remarquer que le Maroc, qui dispose d’un ensemble de références institutionnelles, de dispositifs électoraux et d’institutions représentatives, se situe aujourd’hui au peloton de tête des pays émergents de par sa dynamique de libéralisation.
Pour le secrétaire général du ministère de l’Intérieur, la responsabilité sociale doit d’abord mettre en avant les performances d’une entreprise en vue de lui assurer une certaine pérennité et efficacité, ajoutant qu’une tradition de dialogue et de contrat collectif est désormais instaurée au sein des grandes entreprises nationales de production et de service des secteurs privé et public. De son côté, l’administrateur directeur général de Lafarge-Maroc, Jean-Marie Schmitz, a exposé l’expérience de son groupe en matière de responsabilité sociale de l’entreprise et souligné que la dimension sociale fait partie intégrante de chaque entreprise.
Il a rappelé que la sécurité du personnel, surtout dans les métiers à risque, doit primer, indiquant que grâce à des mesures prises par sa société, appuyées de campagnes de sensibilisation et d’alphabétisation, le nombre d’accidents et passé de 27 en 2002 à 14 en 2003.
Il a aussi expliqué que Lafarge, qui devait déménager dans ses nouveaux locaux à Tétouan, a du réduire le nombre du personnel, et partant licencier 122 employés. Toutefois, a-t-il expliqué, dans le cadre de son action sociale, le groupe cimentier a accompagné les employés congédiés pour monter leurs micro-entreprises opérant dans différents domaines (agricole, services, commerce) grâce à un soutien financier, un conseil technique et un suivi. Ces nouvelles petites entreprises ont permis la création de quelque 260 emplois.

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