L’Association Marocains Pluriels a organisé mercredi 19 mai à Casablanca un débat autour de l’identité et la diversité.

L’Association Marocains Pluriels a organisé mercredi 19 mai à
Casablanca un débat autour de l’identité et la diversité.

«La démocratie ne peut se réaliser qu’à travers le débat et le partage des idées des uns et des autres», c’est avec ces mots que Mohamed Berrada, président du Centre de recherches Links a introduit la conférence s’articulant autour du thème «Identité et diversité», organisée, mercredi 19 mercredi, à la Faculté des sciences juridiques économiques et sociales de Casablanca. Ont participé à cette rencontre diverses personnalités prestigieuses et d’importants acteurs de la société civile. On cite André Azoulay, conseiller de SM le Roi, Driss El Yazami, président du Conseil de la communauté marocaine à l’étranger, Rachid Benmokhtar, président de l’Observatoire national de développement humain ainsi que les membres de l’Association Marocains pluriels entre autres. «L’identité est une dynamique évolutive, un processus d’opération et d’identification. Il y a des risques d’individualisme. Chaque acteur participe à la constitution de territoire nécessaire pour bâtir ce que nous vivons ensemble», a indiqué M. Berrada. Et d’ajouter : «nos identités ne sont ni imposées ni figées. Le Maroc est un univers ouvert multiple dans le respect et le partage». Ahmed Ghayat, président de l’association Marocains Pluriels organisatrice de cette conférence a souligné dans ce cadre que «le Maroc est un pays tolérant, ouvert à toutes les communautés. Ce sont les hommes de ce pays qui constituent sa richesse». André Azoulay, a estimé pour sa part que «le Maroc va gagner et il va aller très loin. Ce ne sont pas des propos de conjoncture ou de protocole. Nous sommes marocains et nos racines sont millénaires. Le pluralisme est souvent frileux, et il faut que cette frilosité s’arrête». Et de poursuivre «Je suis très confortable avec mon identité et je l’affirme. Mon identité c’est mon pays le Maroc, ma culture et mon histoire et l’ensemble de mes mémoires et le Maroc est le meilleur exemple de l’universalité». Idriss El Yazami a indiqué de ce fait qu’«il faut élargir l’identité au delà de ces frontières. Notre défit est d’enrichir notre rapport à l’autre et il faut penser à un rapport culturel et de valeurs». «L’identité est un mot plein de contradictions. La construction du mot identité pose un problème de critère et crée la différence. L’école est un problème essentiel, elle joue un grand rôle. L’arme de l’identité est l’enseignement de l’histoire», relativise pour sa part Rachid Benmokhtar.
Faouzi Skali, anthropologue et président du Festival des cultures soufies de Fès a expliqué que «l’identité est le destin commun et collectif. C’est un vrai projet de notre société». Par ailleurs, ce débat a connu l’intervention de plusieurs autres participant snotamment l’artiste Saïd Mouskir, Yasser Biaz, ingénieur de nouvelles technologies, Salim Jebari, consultant communication, Myam Berrada, avocate, Hassan Harrat, restaurateur, Abert Benmou, acteur social et Younès Boumehdi, P-dg de Hit Radio. L’association Marocains Pluriels organisatrice de cette conférence regroupe les Marocains ouverts sur le monde, les Marocains de sang ou de cœur, d’ici et d’ailleurs, avec comme point commun, la défense des valeurs universelles de dialogue, d’ouverture, de tolérance et la volonté de contribuer à l’avancement du pays vers la modernité, explique ses membres.

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