Le chômage s’invite à la Conférence arabe du travail

«La création de groupements régionaux et d’un marché arabe commun permettra de donner un nouvel élan au développement socio-économique dans les pays arabes», a affirmé, dimanche à Charm El Cheikh (Egypte), Mustapha Mansouri, ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle. M. Mansouri, qui participe aux travaux de la 34ème Conférence arabe du travail, a souligné que l’Organisation arabe du travail (OAT) est appelée à revoir son mode de fonctionnement, ses structures et ses mécanismes pour faire face aux problèmes financiers, à la mondialisation de l’économie, à la libéralisation du commerce mondial et au développement croissant des télécommunications.
 Il a également appelé tous les intervenants dans l’opération de production, gouvernements, patronats et syndicats, à œuvrer pour surmonter les difficultés qui empêchent l’OAT de remplir pleinement ses fonctions. M. Mansouri a également mis l’accent sur la nécessité de donner la priorité à la lutte contre le chômage, à la formation et à la création de petites entreprises pour assurer un environnement d’investissements propice et renforcer le dialogue social. Par ailleurs, le ministre a souligné que le gouvernement marocain accorde un intérêt particulier à l’élément humain, attention qui s’est traduite par le lancement en mai 2005 de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH), rappelant à cet égard les programmes visant à intégrer les jeunes dans la vie active et les efforts du gouvernement en matière de la protection sociale. Les travaux de la Conférence arabe du travail ont été ouverts samedi à Charm El Cheikh, avec la participation des représentants des travailleurs, des patronats et des gouvernements des pays arabes.
 Les participants devront examiner, une semaine durant, des questions relatives à la situation du travail et des travailleurs dans le monde arabe, aux activités de l’OAT durant l’année passée, aux résultats des travaux de la commission des libertés syndicales durant la session précédente et à la liberté de circulation de la main-d’œuvre arabe.

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