Le dialogue social dans sa dernière ligne droite

Le gouvernement entamera, lundi 7 avril, un cycle de réunions marathon avec les centrales syndicales. Un calendrier chargé vient d’être révélé. L’actuel exécutif entamera, lundi 7 avril, ce nouveau cycle de rencontres avec les directions des centrales syndicales les plus représentatives, ainsi qu’avec le patronat, en vue de rechercher des solutions aux dossiers revendicatifs. L’UMT (Union marocaine du travail) et la CDT (Confédération démocratique du travail) auront la primeur de ce nouveau cycle de dialogue social, qui sera présidé par le Premier ministre Abbas El Fassi.
L’UGTM (Union générale des travailleurs marocains) et la Fédération démocratique du travail (FDT) seront à leur tour invitées à la table des discussions, mardi 8 avril, alors que l’Union nationale du travail au Maroc (UNMT), mercredi 9 avril. Ce cycle tant attendu du dialogue social sera clôturé lundi 14 avril avec la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM).
Mais bien avant l’entame de ce nouveau cycle, le deuxième après le ballet gouvernement/syndicats de février dernier, l’actuel exécutif procédera à un dernier examen du dossier revendicatif, lors du Conseil de gouvernement de jeudi prochain. C’est ce qu’a annoncé un communiqué de la Primature, diffusé lundi dernier.
Du côté des syndicats, le temps est plutôt à la prudence. Mais des bruits de couloir font état déjà de signes encourageants. Le patron de l’UGTM, un syndicat proche du PI (parti du Premier ministre), se veut rassurant sans toutefois donner de précisions quant aux résultats des travaux de la Commission interministérielle chargée, depuis plus d’un mois, de l’examen des revendications syndicales.
Benjelloun Andaloussi a évoqué hier un relèvement du Salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig), mais affirmé «ne pas être en mesure de préciser le montant de cette hausse». Lors du premier round du dialogue social, l’UGTM avait revendiqué un SMIG à 4000 dirhams. Une revendication revue à la baisse par d’autres centrales syndicales, dont la FDT qui demande un Smig à 3000 dirhams et l’UMT (2500 dirhams). La CGEM, le représentant du patronat, ne s’est pas opposée à ce principe, mais elle a exigé des adaptations secteur par secteur pour préserver la compétitivité. Le gouvernement Abbas El Fassi ne voit pas non plus d’obstacle à une augmentation du Smig, qui se pose de manière accrue dans un contexte marqué par le renchérissement du coût de la vie. D’autres bonnes nouvelles circulent, faisant état d’une hausse éventuelle des salaires. Le secrétaire général de la FDT, Abderrahman Azzouzi, a parlé d’une hausse de 10% échelonnée sur les dix ans à venir. Le responsable du syndicat USFP a également évoqué un relèvement des pensions des anciens retraités de 500 à 1000 dirhams.  Des sources à l’UGTM annoncent quant à elles une révision à la baisse de l’impôt sur le revenu.

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