Le mariage comme tremplin

Ils sont plusieurs à reconnaître aujourd’hui que le mariage est un moyen sûr pour grimper rapidement les échelons et s’assurer en un temps record une carrière professionnelle solide. Les exemples ne manquent pas. Le destin de ces personnes irrite les uns et fascine les autres. Mais il reste une constance. Ces récits se distinguent par la « banalité » de ses protagonistes.
L’autre disait, « une histoire si elle est racontée minutieusement à valeur d’exemple. Plus elle est particulière plus elle est exemplaire». L’histoire de «T» et de «A» l’est-elle peut-être encore plus.
«T» est un jeune homme à peine rentré au pays, après des années d’études entreprises en France, qu’il se heurte à cette réalité douloureuse qui caractérise notre pays: il n’y a de place que pour les herculéens. Lui un jeunot de la finance aspirant à se frayer un chemin parmi les nouveaux diplômés qui arrivent chaque année sur le marché du travail. Il a de l’ambition, beaucoup d’ambition même. Il décroche son premier job au sein d’une banque de la place comme employé avec un salaire de misère qui ne lui rapporte que la pénurie. Il passe tout son temps à rechercher le moyen de se défaire de cette mélancolie, qui l’abat. Il rencontre « A », une artiste. Celle-là est de ceux qui connaissent la valeur de tout mais le prix de rien. « T » se donne pour objectif de l’épouser pour enfin accéder au pinacle. Commence alors les flatteries trompeuses pour gagner la confiance de la petite princesse mais surtout les faveurs de son puissant papa.
Quand ils se sont mariés, toute l’existence de « T » s’est effacée à la faveur d’une nouvelle vie. Le beau-père a en effet pris le destin de son gendre en main. Il faut assurer l’avenir de la petite et surtout des rejetons qui ne vont pas tarder. Du moment, il n’y a plus de connotation à des notions comme compétence, ancienneté ou encore formation et diplômes. Le saut est d’autant plus aisé. A cet instant, le jeune protégé dirige une entreprise en qualité de président, dans laquelle évolue depuis quelques temps des « jeunes loups ». Ces derniers n’ont pas hérité de ce charisme indescriptible, de cette aisance de mouvement et de cette facilité de verbe. Alors, ils continuent d’épier les faux pas des collègues et d’élaborer les traquenards les plus minutieux pour en faire tomber un et gravir quelques échelons. Mais, le top du top, c’est évidemment les derniers événements familiaux du « patron ». Les dernières grosses affaires réalisées et les gains importants qui s’en sont suivis. De la haine et de l’envie, les discussions s’alimentent, pimentées, par ce qu’on appelle dans le jargon les « faits divers ».

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