Le microcrédit, outil de lutte contre la pauvreté

Il s’agit d’un accord de garantie pour des prêts d’un montant global de dix millions de dollars. Les institutions de microcrédit pourront ainsi bénéficier de financements garantis, destinés à encourager la création de micro entreprises au Maroc. La signature de la convention a eu lieu mardi matin au siège de la banque en présence du ministre du Développement social, de la Famille et de la Solidarité Abderrahim Harouchi, l’ambassadeur des Etats Unis d’Amérique au Maroc, Thomas Reiley, la directrice de l’USAID Monica Olson, ainsi que les représentants de la SGMB, Abdelaziz Tazi, Jérôme Guiraud et Ali Ababou. Le ministre des Finances et de la Privatisation devait également être présent, mais il a été retenu au Parlement.
Prenant la parole, M.Harouchi a rappelé l’engagement ferme du gouvernement dans le processus de la lutte contre la pauvreté et l’exclusion et a considéré la convention, objet de la rencontre, comme une étape importante car elle mise sur un outil efficace pour la lutte contre la pauvreté : les activités génératrices de revenu. L’ambassadeur des USA au Maroc a qualifié l’événement d’une « manifestation de plus de la force des liens qui unissent le Royaume du Maroc et les Etats Unis d’Amérique. Elle montre aussi le ferme engagement des Etats Unis à contribuer à la croissance économique et à la création d’emplois au Maroc, par le biais de l’entreprise privée et des initiatives individuelles». Thomas Reiley n’a pas manqué de rappeler l’accueil par le Maroc il y a quelques jours de la conférence «Forum pour l’Avenir» qui est la première dans son genre. Cette conférence qui a rassemblé des ministres de plusieurs pays dans l’objectif d’oeuvrer ensemble pour relever les défis communs. Ainsi, selon l’ambassadeur, le gouvernement américain concrétise son action dans le secteur important du microcrédit à travers la signature d’un accord de garantie de portefeuille de prêts par la SGMB et l’Agence américaine pour le développement international (US.AID). «Cette garantie est offerte par le Congrès américain par l’intermédiaire de l’Autorité du crédit au développement de l’US.AID. Il s’agit de la septième garantie accordée par l’US.AID, en l’espace de deux ans, pour développer le microcrédit au Maroc.
Pour ces sept garanties réunies, le montant total des prêts potentiels est de 27 millions de dollars», a dit M.Reiley. Au titre donc de l’accord signé mardi 14 décembre, le gouvernement des Etats Unis garantira 50 % du principal de prêts accordés par la SGMB à des institutions marocaines de microcrédit sélectionnées.
Ces fonds seront ensuite mis à la disposition des micro entrepreneurs pour des investissements dans des activités productives, mais aussi des ménages, pour leur permettre d’améliorer leur logement. D’un autre côté, l’USAID a aidé à conceptualiser une nouvelle loi sur le micro crédit qui permet aux associations à but non lucratif de le faire d’une façon similaire à celle des institutions financières. A rappeler dans ce sens que la contribution la plus évidente de l’US.AID au développement du microcrédit au Maroc remonte à 1997 avec la création et la capitalisation d’une nouvelle association privée de microcrédit, à savoir «Al Amana». Cette dernière, bien qu’elle ne soit pas la première association de microcrédit au Maroc, est devenue la principale association de microcrédit en termes de taille et d’exécution, et un exemple important parmi les autres associations en Afrique du Nord et au Moyen Orient. En plus du capital, l’US.AID a fourni l’expertise et la formation à l’association.
Le microcrédit semble donc faire son chemin comme un outil efficace dans le long processus de lutte contre la pauvreté.

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