Le nombre des signataires de l’appel a atteint 830

«Depuis la publication dans les médias de l’Appel pour la défense des libertés individuelles, le nombre de ses signataires a été multiplié par plus de 6. Mardi 29 janvier 2008 à minuit, ils étaient ainsi 830 à nous avoir rejoints. Parmi eux, des intellectuels, écrivains et artistes, hommes politiques (y compris d’anciens ministres), universitaires, chefs d’entreprises, responsables associatifs, élus et gens des médias… Nous nous félicitons d’une aussi large adhésion, et appelons à se joindre à nous toutes celles et tous ceux qui ont à cœur de défendre les droits de l’Homme en général, et les libertés individuelles en particulier.
L’Appel pour la défense des libertés individuelles a également suscité de multiples réactions dans les médias, au sujet desquelles nous tenons à apporter les précisions suivantes :
1. L’« Appel » a permis l’ouverture d’un large débat national sur le thème des libertés individuelles. Nous remercions ceux qui l’ont animé. Ouvrir le débat était l’un des premiers buts que nous nous étions fixés ; il est d’ores et déjà entamé, il s’agit dorénavant de l’élargir et de l’approfondir. Nous sommes convaincus que c’est la bonne voie pour avancer, démocratiquement, vers la définition du projet de société dans lequel s’inscrira notre avenir commun.
2. Il a été reproché à l’« Appel » de ne pas pointer suffisamment, voire d’occulter, la responsabilité de l’Etat dans les atteintes aux libertés individuelles au Maroc. Ce n’est pas exact. La « passivité des autorités », et donc leur part de responsabilité dans le dangereux climat d’intolérance actuel, a été clairement soulignée dans le texte de l’« Appel ». De plus, l’Etat a été interpellé à plusieurs reprises, dans ce même texte, et notamment sur la base des recommandations de l’Instance Equité et Réconciliation, émises officiellement sous son égide, et ainsi que sur la base des conventions internationales relatives aux droits de l’Homme que l’Etat a signées, et qu’il se doit par conséquent de respecter et d’appliquer.
3. L’« Appel » n’est dirigé contre aucune personne, ni aucune formation ou tendance politique marocaine en particulier. En revanche, il fustige et condamne avec fermeté le comportement de tous ceux, individus ou organisations, qui instrumentalisent la religion pour instaurer un climat de haine, d’intolérance et de menace, et dresser les Marocains les uns contre les autres. Nous appelons à se joindre à nous, sans exception ni limitation, tous ceux qui condamnent explicitement la violence, morale et physique, à l’encontre des individus en raison de leurs opinions ou choix de vie personnels.
4. Depuis son lancement, l’« Appel » est ouvert à la signature de toutes les femmes et hommes de bonne volonté, sans exclusive, qui s’y reconnaissent et approuvent son message, et ce, via une adresse email. Il est faux et injustifié, sinon tendancieux, d’établir un lien entre l’« Appel» et d’autres initiatives, de nature politique, quelle que soit leur origine, sauf à être un adepte de la théorie du complot.
5. Le référentiel dans lequel s’inscrit l’«Appel» est la déclaration des droits de l’homme, universelle et indivisible, ainsi que les valeurs démocratiques internationalement reconnues».


• (Rabat, le 30 janvier 2008)

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