Le PADS confirme sa règle

Le Parti de l’avant-garde démocratique socialiste (PADS) a annoncé dimanche à Rabat sa décision de boycotter les élections législatives du 27 septembre.
Cette formation est dirigée par Ahmed Benjelloun, frère du dirigeant de l’USFP, feu Omar benjelloun . Ce dernier, rappelons-le, a été assassiné à Casablanca le 18 décembre 1975 par des terroristes agissant sous une couverture islamiste.
Le PADS assure que les futures échéances ne réunissaient pas « les conditions de sincérité et de transparence ». Cette décision a été prise après que le PADS eut demandé, sans succès, le report des élections « afin de réunir les conditions et les mécanismes adéquats pour garantir leur sincérité et leur transparence », indique un communiqué de cette formation. Le PADS, petit parti de gauche qui avait fait scission en 1984 de l’Union socialiste de forces populaires (USFP, parti du Premier ministre Abderrahmane Youssoufi), a boycotté toutes les échéances électorales, notamment municipales et législatives. Néanmoins, quelques-uns de ses dirigeants, comme c’est le cas pour Me. Abderrahman Benameur, membre fondateur du parti et ancien dirigeant de l’Association marocaine des droits de l’Homme (AMDH), s’est présenté aux élections de 1977, mais sans succès.
Depuis lors et conformément à la ligne radicale de son groupe rejetant toute forme de participation aux instances élues et exécutives, le PADS s’abstient de toute action politique participative. Ses négociations avec les courants de la Gauche socialiste unifiée n’ont pas abouti et n’ont pas fait long feu.
Le PADS constitue avec l’UNFP d’Abdallah Ibrahim et Ennahj Addimoucrati d’Abdallâh El Herrif un trio qui continue sur la voie de la contestation radicale au gouvernement.
Mais, dans les rangs de certains milieux pro gouvernementaux, l’on estime que le boycott des élections ne fait que traduire la faiblesse et la marginalisation de ces formations. Il s’agit, disent-ils, d’une fuite en avant stérile et sans effet. Ni plus ni moins. En revanche, une trentaine de partis politiques, dont treize représentés au Parlement, doivent participer au scrutin législatif du 27 septembre, le premier depuis l’intronisation de SM Mohammed VI en 1999. Celui-ci a récemment appelé le gouvernement à assurer des élections « honnêtes et transparentes ». Plus de treize millions d’électeurs doivent désigner 325 députés au scrutin de liste, à la proportionnelle et en un seul tour.

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