Le rapport sur la CNSS sous la loupe de la chambre des conseillers

C’est l’unanimité chez les intervenants qui se sont félicités du travail énorme réalisé par la commission parlementaire.
Le groupe du RNI a estimé que le travail de la commission est un travail purement parlementaire, souhaitant que des enquêtes soient ouvertes sur «d’autres établissements publics ayant connu les mêmes dysfonctionnements. Ce qui s’est passé à la CNSS est le résultat naturel des mauvais agissements qui se sont accumulés depuis l’indépendance, ont indiqué les conseillers du groupe.
Pour le groupe du MNP, le rapport a mis en avant la relation entre l’Etat et les établissements soulignant qu’une «révision de cette relation serait le premier pas sur le chemin de la correction de la situation et de la restauration de la confiance chez les citoyens». Quant au groupe de l’union démocratique, il a loué le travail de la commission dans la mesure où il constitue «une nouvelle action législative dans le contrôle des deniers publics». Le groupe a appelé la chambre des conseillers à multiplier ce genre d’initiative. Il a souligné la nécessité d’interroger toutes les parties ayant assuré la tutelle de la caisse, de renforcer le contrôle des établissements publics, de constituer des commissions d’enquêtes sur les autres établissements publics qui souffrent de pareils dysfonctionnements et de conclure des accords de coopération avec d’autres pays pour faciliter l’accès aux informations et l’application effective de la procédure de la déclaration préalable des biens. Le groupe de l’union démocratique a exprimé toutefois ses craintes de voir le rapport connaître le même sort que celui réservé au CIH. Le groupe istiqlalien a, pour sa part, estimé que ce qui s’est passé «n’est pas la conséquence de la mauvaise gestion mais de la vénalité et de l’abus d’influence», affirmant que la commission a fait son travail et que la justice, avec ses ressources humaines et ses moyens techniques, doit faire le sien. Le groupe a estimé enfin, que les responsables du crime économique doivent rendre des comptes. Le groupe démocratique de son côté, a relevé certaines «contradictions» dans le rapport estimant qu’abstraction faite de l’évaluation positive ou négative du travail de la commission, seules l’opinion publique et les instances compétentes jugeront ce travail.
Le groupe de l’union constitutionnelle a reproché au rapport «l’imprécision» de certains paragraphes, prévenant que «l’hémorragie est effrayante et que la justice est appelée à dire son mot». Le groupe de l’UC a plaidé pour la démocratisation de la gestion de ces établissements et appelé le gouvernement à assumer pleinement sa responsabilité dans cette affaire.
Pour sa part, le groupe du mouvement démocratique social (MDS) a fait remarquer que le parlement, durant toute une législature de 5 ans, n’a pu enquêter que sur deux établissements publics (CNSS et CIH). Il a estimé qu’à un rythme pareil, «il faudra des décennies pour généraliser ce genre de contrôle à tous les établissements publics». Le groupe du front des forces populaires (FFD) a salué l’initiative de la diffusion du rapport à travers la presse nationale, indiquant que les violations qu’a connues la CNSS «ne peuvent se poursuivre sous la nouvelle ère».

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