Le service public au service de l’assurance maladie

La généralisation de la couverture médicale permettra au citoyen de choisir entre le secteur privé et les établissements publics, a souligné M. Biadillah. Le ministre a considéré que la mise en oeuvre du projet d’assurance maladie obligatoire (AMO) permettra à un grand nombre de citoyens (entre 30 et 33%) de bénéficier de la couverture, au lieu de 16% actuellement, selon une étude élaborée par son département qui oeuvre, selon lui, pour un redéploiement des ressources humaines et l’amélioration des prestations fournies aux citoyens. Il a également fait état de l’élaboration d’un plan d’action étalé sur cinq ans relatif à la réalisation de projets susceptibles de faire face aux besoins grandissants et annoncé l’ouverture prochainement de six centres pour la lutte contre le cancer à Casablanca, Tanger, Agadir, Fès, Oujda et Al Hoceïma. Par ailleurs, M. Biadillah a qualifié de « légitimes » et « réalistes » les revendications du personnel du secteur et reconnu que les conditions de travail dans les hôpitaux « ne sont pas adéquates ». Les mouvements de protestation que connaît le secteur de la santé s’insèrent dans le contexte général que vit actuellement le Maroc, marqué par l’élargissement du champ des libertés et le dynamisme de la société civile, a-t-il estimé. En vue de faire face aux besoins grandissants, le gouvernement, qui a fait de ce secteur une priorité, a adopté dans ce sens un plan d’action clair étalé sur les dix prochaines années, a noté M. Biadillah. Le ministère de la Santé emploie 7.128 médecins, dont 3.391 généralistes, 2.912 spécialistes et 238 chirurgiens dentistes, ainsi que 114 pharmaciens, 825 professeurs chercheurs et 26.790 infirmiers.

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