L’éducation du diabétique, un aspect primordial de son traitement thérapeutique

Cette orientation du diabète trouve principalement ses origines dans l’évolution des comportements que sont la sédentarité, la surcharge pondérale et l’occidentalisation des modes de vie. Le diabète touche près de 3 millions de personnes, dont 120.000 devraient suivre un traitement à l’insuline. Toutefois, à cause de l’ignorance où est tenue une grande partie de ces diabétiques, plus de la moitié de ces 120.000 personnes n’accède pas au traitement. Et le ministère de la Santé estime que seuls 55.000 environ suivent le traitement par l’insuline. Maladie silencieuse, le diabète n’est pas diagnostiqué à temps, générant des complications parfois dramatiques : atteinte des vaisseaux sanguins du coeur, des yeux, du rein …, avec des risques de cécité, d’amputation, d’insuffisance rénale, etc. C’est pourquoi la sensibilisation et l’éducation sont très importantes en cas de diabète.
Dans ce registre, si l’accès à la médication par l’insuline est primordial et vital, les normes internationales en matière de traitement recommandent vivement l’alimentation équilibrée, une activité sportive adaptée et la surveillance glycémique par le recours à un matériel fiable. A ce propos, il est conseillé de faire très attention au type de matériel utilisé pour s’assurer de ses qualités et de ses performances. L’auto-surveillance que ces recommandations suggèrent incite à une formation spécifique des diabétiques, que ce soit en termes d’hygiène de vie, du suivi de leur état ou de leur insulinothérapie.
En effet, si le traitement par l’insuline est crucial pour les diabétiques, la nature de celle-ci (rapide, lente ou intermédiaire), le matériel utilisé et la technique d’injection sont également d’une très grande importance.
Le ministère de la Santé a procédé, depuis presque deux ans, au remplacement de l’insuline animale par l’insuline humaine. Cette année, c’est la concentration qui a été modifiée, passant de 40 unités par ml à 100 unités par ml.
Ce changement, qui touche à la concentration du soluté, a des conséquences sur la manière dont les prises sont effectuées : chaque diabétique doit dorénavant s’injecter en volume 2 fois et demi moins de solution qu’auparavant, tout en gardant le même nombre d’unités de ses doses quotidiennes.
Pour pallier les problèmes que ce changement pourrait occasionner, le recours à une bonne éducation du patient et à une seringue adaptée s’avèrent des moyens précieux pour éviter tout risque de surdosage qui, il faut le rappeler, peut être mortel. A ce propos, l’utilisation de seringues graduées de 0,5 ml ou 0,3 ml avec des graduations unitaires est indiquée aussi bien par les médecins spécialistes (endocrinologues, diabétologues), que par le fédération marocaine du diabète ou le ministère de la Santé qui a émis une circulaire sur le sujet.
Grâce à ces seringues, dont la graduation tient compte de la nouvelle concentration de l’insuline, le diabétique pourra s’injecter sa dose, même si elle est impaire, avec une meilleure précision et sans aucune inquiétude. D’autant plus que de la sorte et avec le recours à ce type de seringues, le malade n’aura à subir aucun changement au niveau de sa dose : quand il prenait 15 unités de l’insuline dosée à 40, il va continuer à prendre 15 unités de l’insuline dosée à 100.
Ce changement de type et de concentration de l’insuline ayant eu pour principale motivation la recherche d’un plus grand confort pour les diabétiques, il s’est accompagné d’un effort analogue au niveau de la longueur de l’aiguille des seringues. Ne mesurant plus que 8mm, au lieu de 12,7 auparavant, celle-ci donne davantage de garanties pour que l’injection soit effectivement sous-cutanée et moins douloureuse.

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