Les autorités libyennes rendent à Rachid Hamdani son passeport

Les autorités libyennes rendent à Rachid Hamdani son passeport

Les autorités libyennes ont rendu à l’un des deux hommes d’affaires suisses, retenus à Tripoli depuis dix-neuf mois, son passeport, sans lui accorder de visa de sortie, a annoncé samedi, Amnesty International. Rachid Hamdani, retenu à Tripoli, depuis juillet 2008, comme un autre homme d’affaires suisse, Max Galdi, a reçu ses passeports suisse et tunisien, a indiqué à l’AFP Manon Schick, porte-parole d’Amnesty International en Suisse. «C’était le week-end dernier. Il n’a pas de visa de sortie. Sans visa de sortie, il ne peut pas quitter la Libye», a déclaré Mme Schick, citant l’épouse de M. Hamdani. La décision de lui accorder un visa de sortie est politique, selon elle. Un tribunal libyen avait abandonné la semaine précédente les poursuites contre M. Hamdani, accusé d’activités commerciales illégales. Un porte-parole du ministère suisse des Affaires étrangères, Georg Farago, a déclaré à l’AFP qu’il ne pouvait «ni confirmer, ni infirmer ces informations». Il a cependant indiqué que des discussions avec la Libye avaient eu lieu ce week-end à Berlin, sous l’égide de l’Allemagne. «La Suisse fera tout ce qui est en son pouvoir pour obtenir la libération des deux Suisses en Libye», a-t-il dit, sans autre précision. La crise diplomatique entre la Suisse et la Libye, provoquée par l’arrestation à Genève en juillet 2008 d’Hannibal Kadhafi, un des fils du dirigeant libyen, a dégénéré en litige entre Tripoli et les pays de l’espace Schengen. A la demande de la Suisse, 270 demandes de visas Schengen ont été refusées l’année dernière à des Libyens sur 30.000 présentées. Tripoli a répliqué en annonçant le week-end dernier sa décision d’arrêter l’octroi de visas d’entrée à tous les citoyens des pays européens. Berne et Tripoli ont renoué, jeudi dernier, le dialogue à haut niveau, grâce à l’intervention de l’Union européenne. La ministre suisse des Affaires étrangères, Micheline Calmy-Rey, a rencontré, jeudi dernier, à Madrid son homologue libyen, Moussa Koussa. Mme Calmy-Rey avait indiqué que les pourparlers se poursuivaient. Pour rappel, le ministre italien des Affaires étrangères Franco Frattini a demandé, mercredi dernier, à la Suisse de supprimer sa «liste noire» comprenant 186 responsables libyens, dont le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, et à Tripoli de relâcher les deux Suisses détenus dans ce pays. «Nous invitons la Suisse à poursuivre les négociations avec la Libye pour parvenir à un accord permettant l’élimination de cette liste et dans le même temps la libération des deux Suisses», avait dit M. Frattini à la presse à l’issue d’une rencontre avec ses homologues libyen Moussa Koussa et maltais Tonio Borg. Le ministre italien a évoqué à plusieurs reprises 186 personnalités libyennes, alors que la presse de ce pays parle de 188 personnes.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *