Les cartables de la solidarité

Le Complexe culturel Hay Mohammadi a connu une activité particulière ce samedi 14 septembre. Le réseau «Maillage Maroc» a organisé à l’occasion de la rentrée scolaire une opération de distribution de cartables aux enfants des quartiers démunis.
Environ deux mille cartables avec toute la fourniture scolaire qui va avec, grâce à la contribution de plusieurs artistes bénévoles. C’est l’association «Carrefour jeunesse», membre de «Maillage Maroc» implanté à Aïn Sebaâ, qui est derrière cette action associative. Certes, ce n’est pas la première fois qu’une activité du genre ait lieu, mais cette fois-ci, il n’y avait que les membres associatifs, les artistes et les bénéficiaires. Pas de wali ni de gouverneur et encore moins un président de commune ou le moindre représentant de l’autorité. Il est vrai aussi que nous sommes en pleine période électorale, et comme l’a affirmé Samir Boukrouna, président de «Carrefour jeunesse», il vaut mieux éviter les mauvaises interprétations. «Maillage» tient à rester loin des accointances à caractère politique ou électoraliste.
Seul l’incontournable Ahmed Ghayet était présent en tant que président du réseau Maillage de France. Et comme à l’accoutumée, c’est lui qui bougeait le plus pour garantir la réussite de cette action. Les jeunes de Hay Mohammadi ont répondu présent, et la salle du complexe culturel était très animée. D’autant plus que c’est Ramzy, l’animateur de 2 M, qui s’est chargé de la coordination et de l’animation des différentes étapes d’un programme relativement court mais riche de communication et de sentiments de solidarité. Les jeunes talents de Hay Mohammadi ont réussi une parfaite démonstration de danse moderne malgré la précarité des moyens ; Omar Sayed, membre et porte parole du groupe mythique Nass ElGhiwane, était présent aux côtés de Tarik Batma et sa soeur Khansae Batma. Tarik, qui est également membre de «Carrefour Jeunesse», considère que ce genre d’actions fait partie d’une sorte d’engagement envers les quartiers pauvres. « Quelle que soit la portée de participation à ces activités, et même si l’apport s’avère la plupart du temps insuffisant, il n’en demeure pas moins que la culture de l’entraide et de la solidarité n’arrête pas de se développer dans les milieux défavorisés. Pour le bien de tous», explique le jeune Batma. Ce genre de rendez-vous constitue également une occasion pour l’émergence d’un certain nombre de talents artistiques qui n’ont pas les moyens de se présenter au public.
C’est le cas du jeune rappeur Bari, qui a ébloui l’assistance par son talent de rappeur. Enfant du même quartier que Nass ElGhiwane, ce jeune garçon a rappelé au public les débuts du groupe à la fin des années 60. Si le chant et la musique sont différents, les thèmes traités par les paroles sont les mêmes que ceux qui allaient faire vibrer la jeunesse quand Nass ElGhiwane ont commencé à se produire. Toujours est-il que le fondamental reste à inculquer aux jeunes des quartiers démunis cette culture de se prendre en charge autant que faire se peut. Une autre manière de combattre le sous-développement en attendant des jours meilleurs.

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