Les colombes de la paix survolent Casablanca

La marche nationale de solidarité avec le peuple irakien à laquelle a appelé le Groupe d’action nationale de soutien à l’Irak pour dénoncer une éventuelle attaque américaine contre l’Irak, tenue dimanche à Casablanca, a tenu ses promesses en termes d’organisation et de respect des différentes sensibilités du pays.
Les manifestants sont partis de la place de la Victoire pour gagner l’avenue Hassan II, en passant par le boulevard Lalla Yakout.
Certes, pour bon nombre d’observateurs, cette marche était assurément moins importante que celle de Rabat qui a été organisée le 23 février dernier et pour laquelle on a avancé des chiffres de participation allant de 25.000 à 300.000 manifestants.
A cet amalgame s’ajoute celui du nombre avancé de ce dimanche 2 mars par l’AFP qui se contente de parler d’une «dizaines de milliers de manifestants», alors que la MAP a évoqué, dans un premier temps, le nombre de 200.000 manifestants, avant de le réduire à 100.000. soit le double du chiffre avancé par l’Agence Reuter.
Mais pour Abdelmeksoud Rachidi, coordinateur du Comité national pour le soutien à l’Irak, qui regroupe une quarantaine d’organisations politiques et syndicales, le nombre de participants ne saurait être au-dessous de 2 millions de personnes, dépassant de loin, celui de Rabat.
A cette donne positive, dit-il, deux points doivent être, également, évoqués à savoir qu’il s’agit d’une première manifestation nationale qui a libéré la capitale économique du fardeau de la violence qui hantait les esprits. Aussi bien en ce qui concerne les autorités locales que des acteurs politiques, syndicaux et associatifs. Le deuxième point est relatif à l’organisation d’une aussi imposante manifestation dans le cadre de l’unité des rangs et du consensus entre les différentes sensibilités idéologiques.
Au début de cette manifestation, une douzaine de colombes ont été relâchées en guise de soutien à la paix.
La marche de Casablanca s’est distinguée, en outre, par une véritable ruée islamiste sur les lieux de la manifestation. A l’accoutumée, dans des occasions pareilles, les rangs des participants islamistes étaient scindés en deux, un pour les hommes, l’autre pour les femmes, alors que du côté des autres manifestants, les choix du défilé restaient libres et dépendaient du bon vouloir de chacun.
«Nous sommes tous des Irakiens», «Tous contre l’agression de l’Irak», «Non à la guerre contre le peuple irakien», «Non au terrorisme international», proclamaient les brassards que portaient la plupart des participants qui arboraient également pancartes et banderoles hostiles à la politique du président américain George W. Bush alors que d’autres brandissaient des photos d’enfants et de femmes irakiens victimes de la première guerre du Golfe.
Contrairement, à la marche de Rabat, la manifestation casablancaise n’a pas connu une participation importante de la part des dirigeants des partis politiques; et ce, en dépit de la présence de Saâd-Eddine Outhmani, secrétaire général adjoint du parti de la Justice et du développement ( PJD), de Khalid Alioua et Fatema Belmoudden, membres du Bureau politique de l’USFP, Mohamed Bensaïd Aït Idder, président de la Gauche socialiste unifiée( GSU) et de nombreux cadres de l’Association « Al Adl wal Ihssan» et des courants de la gauche radicale.

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