Les femmes défendent leur cause à Damas

Organisé par le ministère syrien de l’Enseignement supérieur, l’ambassade du Canada et la maison d’édition Itana, ce colloque a été marqué par un débat houleux sur la situation de la femme entre la législation et la réalité et le rôle des institutions religieuses et sociales dans le traitement des questions relatives à la femme. Farida Benani, professeur à la faculté des sciences juridiques de Marrakech et expert auprès des Nations Unies a, dans un exposé, souligné l’écart, qu’elle juge considérable, dans le monde arabe entre la réalité et les textes de loi régissant les relations entre époux et plus généralement entre femmes et hommes au sein d’une même famille. Selon elle, le législateur n’a pas suivi l’évolution de la société de ce 21ème siècle, marquée par une démocratisation des relations sociales et par des lois universelles pour la défense des droits humains et la lutte contre la discrimination. La société arabe, a-t-elle dit, connaît une évolution rapide consécutive aux changements provoqués par les mutations qui s’opèrent au sein même de la famille et sur le plan économique. Pour Mme Benani, le législateur arabe devrait se mettre au diapason de cette évolution en adoptant des textes qui reflètent mieux la réalité des relations justes et équilibrées qui doivent prévaloir entre les membres d’une même famille. Elle a rejeté la division de la société arabe en société des hommes et une autre des femmes, résultant de la répartition des tâches entre les deux parties, et critiqué la séparation sur la base du sexe sur les lieux de travail ou de rencontre. Ont participé à cette rencontre, des experts venant de Syrie, du Maroc, du Liban, de Jordanie, du Canada, d’Allemagne et du Yémen.

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