Les femmes ittihadies revendiquent un taux de 25%

Les femmes ittihadies revendiquent un taux de 25%

Les ambitions des femmes ittihadies dépassent celles du nouveau code électoral. Le secteur féminin de l’USFP est déterminé à élever au plus haut niveau la représentativité des femmes ittihadies au sein des conseils locaux. «Le seuil de 12% de représentation des femmes, fixé par le nouveau code électoral, est un seuil à respecter mais il n’est pas un plafond. Nous espérons aller au-delà de ce seuil à partir du moment où la disponibilité des femmes ittihadies le permet », a indiqué Sabah Chraïbi, membre du secrétariat national, à l’ouverture des travaux du 4ème Conseil national du secrétariat national des femmes ittihadies, réuni samedi 28 février, à Rabat. Ce 4ème conseil s’est tenu sous le thème «La participation des femmes dans la vie politique, condition sine qua non du développement local». Cette réunion qui s’inscrit dans le cadre des préparatifs du parti de l’USFP aux élections communales du 12 juin 2009, avait pour objectif  la sensibilisation et la formation des militantes, membres du Conseil national, des bureaux des sections et des coordinations régionales féminines du parti, ainsi que des conseillères communales ittihadies. Le communiqué final du Conseil national a appelé à la mise en œuvre du système de quota qui a été adopté lors de son 6ème congrès et précisément du seuil de 25% mis en place par le 8ème congrès comme seuil minimum des candidatures des femmes. Le communiqué a également appelé après débat à réserver pas moins de 25% de candidatures aux femmes comme têtes de liste dans les grandes et moyennes villes.
«Nous tenons à mettre en œuvre la valeur ajoutée que peuvent apporter les femmes à la gestion des affaires locales. Les femmes ont plus que les hommes une capacité d’écoute et de travail de terrain. Nous devons consacrer la présence des femmes au sein des conseils élus. C’est un défi à relever. Un défi qui nécessite la mobilisation», a expliqué Fathallah Oualalou, premier secrétaire adjoint de l’USFP.
Les travaux se sont déroulés sous forme de deux ateliers traitant «des principaux amendements du code électoral» et de «la nouvelle Charte communale». «Le choix du thème de ce quatrième conseil a été dicté par un constat qui nous interpelle. Il s’agit de la contradiction qui existe entre les nombreux acquis réalisés par la femme marocaine au niveau de sa représentation au Parlement et du gouvernement et sa faible représentativité au sein des conseils locaux», a expliqué Amina Belouahidi, secrétaire nationale de la section féminine ittihadie. «L’absence des femmes de la gestion des affaires locales a un impact négatif sur ses droits et sur le développement du pays, d’où la nécessité d’élargir la présence des femmes dans les conseils locaux dans le cadre des prochaines échéances électorales», a-t-elle ajouté. La section féminine du parti de l’USFP a exprimé son soutien aux syndicats qui revendiquent un dialogue social réel et fructueux qui répond aux revendications de plusieurs membres de la société dont le pouvoir d’achat a été secoué par le renchérissement des prix des produits de base.
Le communiqué final du conseil a réitéré l’adhésion de la section féminine du parti de l’USFP à la dynamique enclenchée par le 8ème congrès national. Elles se sont félicitées des nouvelles dispositions du Code électoral qui visent à atteindre une représentativité plus significative des femmes.
Les femmes ittihadies ont appelé en outre à une participation massive des citoyens aux prochaines échéances. Les composantes de la société civile sont appelées au même titre que les autorités à déployer les efforts nécessaires pour préserver les élections de toutes les pratiques déloyales, conclut le communiqué.

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