Les grands syndicats confirment leur domination

Bien avant l’annonce officielle des résultats des élections professionnelles qui ont eu lieu dans la Fonction publique, le 10 septembre, la Confédération démocratique du travail (CDT) affiche un ton d’optimisme. Un des membres de son Bureau exécutif n’a pas manqué de signaler le progrès observé en faveur de sa centrale dans plusieurs régions et secteurs. Les premiers résultats sont positifs, dit-il, mais sans apporter la moindre donnée chiffrée à ce propos. Et de poursuivre que le raz-de-marée de la CDT est visible dans les communes, la Santé, le ministère des Finances et l’enseignement primaire et secondaire. Mais, selon la FDT ( Fédération démocratique du travail) aucune donne palpable n’est encore donnée. Abdelaziz Ioui, membre de la direction de cette centrale a tenu à insister sur l’importance du taux d’abstention. Dans le domaine de l’enseignement, les électeurs se sont massivement abstenus de répondre à l’appel de vote. Dans la circonscription Al Fida de Casablanca, ajoute -t-il, en guise de précision, le taux de participation n’a pas dépassé les 40% du nombre total des électeurs inscrits. Une situation , a-t-il dit, qui profite probablement à l’UMT et aux islamistes. Ces derniers, a-t-il confirmé, se sont mobilisée pour amener les gens à voter en leur faveur. Dans le secteur de la Santé, le SNSP – FDT (Syndicat national de la Santé publique), a eu, selon un de ses dirigeants, 32 sièges à Casablanca, contre 28 pour l’UMT et 11 pour la CDT. A Settat, son syndicat a eu 9 sièges contre 4 pour l’UGTM, 3 en faveur de la CDT et 2 pour l’UMT. Dans la ville de Kénitra, la FDT a eu 6, la CDT 4, l’UGTM 4, l’UMT 3 , l’UNTM ( Union nationale du travail au Maroc, proche du Parti de la justice et du développement) 1 et les Sans appartenance politiques 1. A Oujda, Marrakech -Ménara et Tétouan, la FDT, ajoute-t-on, a eu plus de 50% des sièges. Dans les rangs de l’UMT, rien n’indique que cette centrale est en passe de perdre des acquis. Au Contraire, la disponibilité de ses cadres et leur retrait par rapport aux élections communales leur a permis d’axer leurs actions sur les élections professionnelles. Cela dit, alors que les dirigeants s’abstiennent à avancer des chiffres au sujet des résultats des urnes du 10 septembre, tout indique que le syndicat islamiste, en l’occurrence, l’UNTM (Union nationale du travail au Maroc) est en passe de conquérir la sphère syndicale, comme c’est le cas dans les régions du Nord et à Meknès.

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