Les journalistes mécontents de l’ONCF

Le Syndicat national de la presse marocaine (SNPM) a dénoncé « vivement » la décision de l’administration générale de l’ONCF de priver les journalistes de l’acquis de la gratuité du transport ferroviaire et annoncé qu’il entamera des campagnes de protestation pour défendre le droit de tous les journalistes de bénéficier de cette gratuité.
Un communiqué du syndicat, rendu public mercredi, appelle à ce que tous les journalistes puissent bénéficier de la gratuité du transport ferroviaire, rappelant que l’office a suspendu l’octroi des cartes de gratuité et a exigé une contrepartie financière de la part des journalistes. Le SNPM a indiqué avoir pris connaissance d’un accord conclu entre le ministère de la Culture et de la Communication et l’ONCF pour le renouvellement de 100 cartes de gratuité seulement, pour une durée de 3 mois, mais cette décision n’a pas encore été appliquée.
Aucun accord n’a pu voir le jour à ce jour, indique le communiqué, alors que le premier mois de l’année 2002 touche à sa fin et bien que le Premier ministre ait adressé une lettre aux ministres du Transport et de la Culture et de la Communicatuion afin que l’office maintienne l’accord conclu l’année précédente stipulant l’octroi de 400 cartes de gratuité de l’oncf dans l’attente d’un nouvel accord. En attendant les campagnes annoncées, le syndicat a appelé en outre les journalistes marocains à observer un sit-in mercredi 6 février, devant le siège central de l’ONCF à Rabat, pour protester contre « l’attentisme, le retard et les prétextes invoqués pour priver les journalistes titulaires de la carte professionnelle de leur droit de disposer de la carte de gratuité ». A cet égard, le communiqué du SNPM rappelle la décision royale annoncée en 1986 concernant le droit des journalistes titulaires de la carte professionnelle de bénéficier de la gratuité du transport ferroviaire, en reconnaissance de leur mission dans la société.
Le syndicat estime enfin que le nombre de journalistes qui empruntent le train pour leurs déplacements, ne peut constituer un poids pour l’office, contrairement à ce que prétendent ses responsables. Des lettres ont été envoyées à ce sujet au Premier ministre et aux ministres du Transport et de la Culture et de la Communication leur demandant de débloquer la situation.

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