Les législatives et l’Etat de droit

L’idée-force qui s’est dégagée de cette journée d’étude est que les élections législatives du 27 septembre constituent une étape importante dans la vie politique nationale et un challenge qu’il faut réussir. La réunion a débuté par une présentation du guide sur les «mécanismes internationaux et les dispositions nationales organisant l’élection des membres de la Chambre des représentants». Puis, c’était au tour de Mohamed Ibrahimi, le gouverneur directeur général des Collectivités locales de traiter des nouvelles dispositions organisationnelles et administratives relatives aux élections.
A cet égard, il a donné un aperçu sur les concertations menées avec les formations politiques à propos du choix du mode de scrutin (proportionnelle au plus fort reste), du découpage électoral, du choix du bulletin unique et des logos, de l’assainissement des listes électorales, de l’accès aux médias audiovisuels, du suivi des élections sur le plan local ou du financement de la campagne électorale. Il a également donné des précisions sur le corps électoral, qui se situe aux environs de 14 millions d’électeurs, constitué pour 51% d’hommes et 49% de femmes et les efforts déployés pour généraliser la carte d’identité nationale (CIN). Depuis novembre, on est passé de 2000 cartes délivrées par jour à 8600 cartes/jour, a-t-il dit, précisant que toutes les dispositions ont été prises pour permettre à toutes les personnes habilitées à participer aux prochaines élections et pour faire échec aux personnes qui tenteraient de voter plus d’une fois. Mohamed Aujjar, le ministre des droits de l’Homme, a souligné, en ouverture de ces travaux, que ces élections «revêtent une grande importance dans la vie politique marocaine à la lumière des évolutions notables que connaît le Royaume à travers le processus de consolidation du choix démocratique et la réalisation du développement et du renforcement de l’Etat de droit». Et le ministre d’ajouter que cette étape acquiert également son importance en raison de la volonté politique ferme et claire de SM le Roi Mohammed VI qui, depuis son accession au Trône, a pris plusieurs dispositions et mesures visant à opérer un saut qualitatif dans l’édification de la démocratie et le développement du pays. Pour M. Aujjar, c’est «un challenge qu’il faut réussir pour pouvoir relever les défis posés au pays», notamment le parachèvement de l’intégrité territoriale du Royaume, la réalisation d’un développement à même de satisfaire les besoins du pays, la mise à niveau de notre administration et de notre économie.
Pour ce faire, a dit m. Aujjar, le gouvernement a pris toutes les mesures législatives, administratives et logistiques pour faire aboutir cette expérience, protéger la démocratie et garantir la régularité de ces consultations. L’assistance a également suivi un exposé sur le rôle des organisations de la société civile dans la réussite des prochaines échéances.
Chouaïb Mellouk, du réseau associatif pour le suivi des élections, a fait part des préparatifs de ce réseau de 21 associations pour ces échéances, annonçant que près de 4.000 observateurs, formés à cet effet, seront mobilisés dans ce cadre. Le rôle des observateurs, a-t-il indiqué, portera notamment sur le suivi du déroulement de l’opération électorale durant la campagne, le jour du scrutin, et dont les compte-rendus vont servir de base aux prises de positions du réseau associatif, qui seront exprimées dans des communiqués et recommandations.

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