Les mosquées ont leur journée nationale

Les mosquées ont leur journée nationale

Les mosquées ont leur journée nationale. Dimanche 12 Rabiâ I, jour de la commémoration de la naissance du prophète Sidna Mohammed, qui coïncide cette année avec le 1er avril 2007, le Maroc célèbrera la journée nationale des mosquées. Une Journée instituée, dans le cadre de la refonte du champ religieux au Maroc, pour promouvoir le rôle des lieux de culte musulman. Selon les statistiques du ministère des Habous et des Affaires islamiques publiées en 2006, le nombre des lieux réservés à la pratique de la religion musulmane au Royaume s’élève à 39.876 répartis entre mosquées et salles de prière. D’après la même source, la grande majorité des mosquées du Royaume sont financées par des bienfaiteurs avec 74 % du nombre global des mosquées. Les 26 % restants sont financés par le ministère de tutelle. Pour encadrer et organiser le mécénat, un nouveau cadre législatif et réglementaire a été mis en place. Un texte qui a pour objectif de contrecarrer le phénomène de création des mosquées «informelles».
Selon le ministère des Habous et des Affaires islamiques, ce nouveau texte vise surtout à mettre fin à toutes les manœuvres tendant à exploiter les lieux de culte musulman à des fins malsaines. Ce projet de loi complétant et modifiant le dahir du 6 Moharram 1405 (2 octobre 1984), adopté en janvier 2007 à l’unanimité par la Chambre des représentants, stipule que le permis de construire exigé par la loi concernant l’urbanisme, doit être obtenu bien avant le début des travaux de construction ou d’extension des mosquées ou de tout autre édifice affecté au culte musulman en l’occurrence les mosquées, les zaouïas ou tout autre lieu utilisé par les musulmans pour accomplir leur culte. Le permis de construire sera délivré par le wali ou le gouverneur après l’avis d’une commission présidée par le président du Conseil des oulémas. Selon l’article 2 du projet de loi, cette commission sera constituée de «représentants des départements ministériels concernés, du président du Conseil communal, du président du Conseil des oulémas, de cinq personnalités reconnues pour leur action caritative, qui seront désignées par le ministre des Habous et des Affaires islamiques». 
Par ailleurs, le texte du projet de loi oblige les bienfaiteurs désireux de construire des mosquées de se regrouper en associations conformément au dahir régissant les associations. Concernant la question de collecte de fonds pour la construction des lieux de culte, le projet de loi stipule que ces fonds doivent être obligatoirement versés sur un compte spécial à la Trésorerie générale au nom d’un particulier ou d’une association autorisée.
S’agissant de la gestion des lieux du culte, en vertu de la nouvelle loi, le ministère de tutelle peut déléguer cette gestion à l’association des contributeurs. En outre, ce nouveau texte prévoit des sanctions destinées à réprimer toute collecte de fonds en dehors du cadre légal. Des sanctions allant des amendes à des peines d’emprisonnement.

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