Les priorités de Driss Jettou

Rappelant que pour la loi de finances 2003, le gouvernement a «choisi de moduler ce qui est modulable», le Premier ministre Driss Jettou a précisé que «dans certains domaines structurants, nous avons besoin de rebâtir une stratégie de fond en comble».
C’est dans ce contexte que le Premier ministre a fait des secteurs du logement, de la santé, de la formation professionnelle et de la sécurité des priorités essentielles pour la réussite de la mise à niveau économique et de la société.
Concernant le secteur du logement, M. Jettou a déclaré vouloir « plus que doubler l’offre de logements capables de trouver un marché solvable et arriver à 100.000 par an», parce que, selon lui, «plus de construction de logements veut dire aussi plus d’emplois».
Dans cette démarche, le rôle de l’Etat doit « se concentrer sur les conditions financières et foncières» pour laisser le travail de construction aux entreprises privées «qui sont tout à fait capables de le faire aussi bien ou mieux, et qui en plus savent vendre mieux que l’Etat ne saura le faire», a-t-il précisé.
Pour M. Jettou, «une bonne stratégie de logement améliore la vie des gens et ce, sous plusieurs angles». Dans ce sens, il s’est dit préoccupé par deux points : «diminuer l’avance des ménages et allonger la durée du crédit». «Je suis persuadé que nous pourrons y arriver, mais il faut un peu plus de temps que le délai que nous laissait le calendrier de la loi de finances», a-t-il souligné.
S’agissant du secteur de la santé publique, le Premier ministre a indiqué que le budget additionnel de ce département, pour cette année, va permettre «d’augmenter de 30% environ les médicaments disponibles» dans les établissements hospitaliers, rappelant que «le gouvernement dispose d’un crédit de 120 millions d’euros pour nous aider». Pour ce qui est de la formation professionnelle, qui coûte à l’Etat un peu plus d’un milliard de dirhams par an, le Premier ministre dit « y tenir beaucoup car elle détermine la réussite de notre mise à niveau économique». «Nous pensons qu’avec 90 millions de plus cette année et 180 de plus l’année prochaine, nous pouvons doubler les capacités de formation, mais pas n’importe comment», a assuré M. Jettou, expliquant que le gouvernement va oeuvrer pour «ajuster l’offre aux changements de la demande et faire en sorte que ses ajustements se fassent le plus automatiquement possible par la suite».
Il a fait savoir que «dans quinze jours», le gouvernement va présenter un plan pour la mise à niveau de la formation professionnelle. A une question portant sur le scandale d’Annajat, le Premier ministre s‘est contenté de dire qu’ «une enquête est en cours pour voir si nous pouvons récupérer quelque chose chez le donneur d’ordre en faveur des victimes et pour identifier les responsabilités chez nous . Nous sommes engagés à rembourser ces victimes.» Et d’ajouter : «Il y a deux autres points qui me préoccupent dans cette affaire : comment notre système a-t-il pu se tromper de cette manière et ce système de l’ANAPEC est-il réellement efficace, avec les hommes qu’il faut?»; faisant ainsi endosser la responsabilité de cette affaire à la direction de la société précitée. Mais concernent la responsabilité de l’ex-ministre de l’emploi, M. Jettou n’a pas soufflé mot et s’est contenté de rappeler la confirmation par les citoyens des «deux grands partis qui ont conduit l’alternance». une réponse qui traduit en fait les difficultés de désigner du doigt l’actuel ministre d’Etat, Abbas El Fassi.

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