Les victimes mauritaniennes du Polisario montent au créneau

Les victimes mauritaniennes du Polisario montent au créneau

L’association mauritanienne «Fidélité aux droits de l’Homme»  a exprimé, dans un récent  communiqué, sa décision de prendre à son compte le suivi «des cas des Mauritaniens disparus dans les geôles du  front Polisario  qui se trouvent sur le territoire algérien », dans le but de faire toute la lumière sur leur sort. Le président de l’association, Moussa Ould Moukhtar Ould Said, a indiqué que les actions que compte mener son organisation pour lever le voile sur cette affaire seront incessamment lancées. Des associations mauritaniennes de défense des droits de l’Homme avaient indiqué que plusieurs citoyens mauritaniens sont portés disparus ou ont été torturés dans les camps de Lahmada où le Polisario détient plusieurs Marocains en provenance de la région du Sahara. Dans une déclaration à ALM, Isselkou Ould Rabbani, président du Parti socialiste démocrate mauritanien, avait affirmé que selon des informations collectées par son parti auprès des familles des disparus, le nombre des victimes s’élèverait à 150 personnes. «Nos compatriotes ont été enlevés par le Polisario dans les années quatre-vingt, après la signature de l’accord de cessez-le-feu à Alger en 1979», a-t-il indiqué. À cette époque, des centaines de colonnes armées du Polisario traversaient le territoire mauritanien en organisant des rafles notamment contre des bergers et des commerçants ambulants, emportant tout ce qu’ils trouvaient sur leur chemin et neutralisant froidement nombre de Mauritaniens après les avoir déportés manu militari vers les camps de Rabouni et de Tindouf.
«Nous allons demander à l’actuel gouvernement d’ouvrir une enquête sur le sort de nos compatriotes disparus dans les camps de concentration du Polisario. Nous allons, également, demander à la justice de faire son travail, faute de quoi c’est la justice internationale qui fera son travail», a déclaré Ould Rabbani.
Pour rappel, le Parti socialiste démocrate mauritanien a organisé le 20 mai dernier une conférence de presse à Nouakchott, à laquelle ont pris part des représentants du corps diplomatique accrédité en Mauritanie, ainsi que des représentants des médias internationaux, les chefs des différents partis politiques mauritaniens, et les présidents des associations des droits de l’Homme. Lors de cette conférence, les familles des victimes ont pris la parole et livré des témoignages émouvants. «Maintenant que nous avons alerté l’opinion publique nationale et internationale, nous allons entamer une campagne de recensement des parents des victimes qui va prendre un peu de temps, vu l’étendue du territoire mauritanien». Et d’ajouter que «la position de l’Algérie qui consiste à appuyer le Polisario n’a plus raison d’être. L’Algérie doit comprendre qu’il n’y a plus de possibilité de faire la guerre, ni de financer les foyers de tension. Le monde, aujourd’hui, se concentre sur la lutte contre la pauvreté, l’ignorance, les maladies… C’est pour cela que notre parti avait déjà, et à plus d’une reprise, exalté la proposition d’autonomie du Maroc, et sa politique du compromis et de la main tendue». «Je rappelle que notre parti avait applaudi vivement l’offre marocaine d’ouvrir sa frontière avec l’Algérie, regrettant par la même occasion le refus injustifié d’Alger d’accéder à la demande de Rabat. D’autant plus que l’initiative d’ouverture profitera sans doute aux Marocains et aux Algériens, c’est le même peuple qui circule, cohabite… Les peuples ne doivent pas être victimes des contradictions entre les gouvernements», a conclu le président du parti socialiste démocrate mauritanien.

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