Libye : Lockerbie, David Cameron rencontrera les sénateurs américains

Libye : Lockerbie, David Cameron rencontrera les sénateurs américains

Le Premier ministre britannique David Cameron a accepté de rencontrer les quatre sénateurs américains furieux de la libération du Libyen Abdelbaset Megrahi, condamné pour l’attentat du Lockerbie puis libéré par la justice écossaise, a annoncé mardi son porte-parole. David Cameron, qui doit rencontrer mardi le président Barack Obama pour la première fois à Washington, avait initialement fait savoir que son emploi du temps ne lui permettait pas de donner suite à la requête des sénateurs. Mais son porte-parole a indiqué un peu plus tard qu’il avait modifié son emploi du temps et qu’il inviterait les sénateurs dans la journée de mardi pour un entretien à la résidence de l’ambassadeur britannique. «Le Premier ministre reconnaît la force des sentiments et sait combien il est important de rassurer les familles de victimes» de l’attentat de 1988, a déclaré le porte-parole. «Nous sommes heureux de les rencontrer pour un face-à-face et d’en avoir trouvé le temps à l’agenda», a-t-il ajouté. Les sénateurs démocrates Robert Menendez, Frank Lautenberg, tous deux du New Jersey, Kirsten Gillibrand et Charles Schumer, élus démocrates de New York, avaient écrit, lundi, à David Cameron pour lui demander cette rencontre, en espérant obtenir «une plus grande transparence sur les circonstances entourant la libération» du Libyen Abdelbaset Megrahi, et pour «garantir qu’une erreur pareille ne se répète pas». Les élus avaient également écrit à la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, la semaine dernière pour lui demander d’ouvrir une enquête sur d’éventuelles pressions de BP, désireux d’obtenir des contrats en Libye, dans la libération de M. Megrahi. M. Megrahi avait été condamné en 2001 à la prison à vie pour l’attentat à la bombe perpétré en 1988 contre un Boeing 747 au-dessus de la ville écossaise de Lockerbie, qui avait fait 270 morts. M. Cameron a reconnu lundi que sa libération pour raisons humanitaires en 2009 avait été «une erreur totale». M. Megrahi pourrait vivre dix ans ou plus, selon le cancérologue qui, l’an dernier, lui avait prédit trois mois de survie, amenant ainsi la justice écossaise à le libérer, ce qui avait provoqué la colère de Washington.

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