L’incrimination de la torture en question à Rabat

Dans une déclaration à la MAP, Le président du Centre marocain des droits de l’Homme (CMDH), Khalid Cherkaoui Semmouni, a indiqué que cette rencontre a pour objectif de débattre dudit projet de loi visant à incriminer la torture, estimant que la torture est un dossier sensible qui nécessite la mobilisation de toutes les parties en vue de consolider l’Etat de droit.
Il est temps pour la Maroc d’adapter le Code pénal aux conventions internationale relatives à la torture pour éradiquer la pratique de la torture, a-t-il recommandé, ajoutant que ce projet de loi est de nature à contribuer à l’édification d’un projet sociétal garantissant une véritable démocratie et une société développée.
Pour leur part, les participants à cette rencontre ont estimé que le projet de loi en question, constitue « un acquis, quoiqu’incomplet », estimant que ce texte connaît quelques lacunes juridiques. Ils ont également estimé que le règlement définitif du dossier de la torture nécessite d’établir un consensus entre tous les acteurs sociaux, politiques et l’Etat pour lever les réserves du Maroc et lutter contre cette pratique. Les participants ont en outre appelé à l’instauration d’une institution chargée de veiller à la protection des droits des détenus et de jouer à ce propos un rôle de catalyseur.
Organisée par le CMDH, cette rencontre a été marquée par la présentation de plusieurs exposés, portant sur « La position du Fiqh et du code Pénal concernant la torture », « Les conventions internationales des droits de l’Homme et la lutte contre la torture » et « lecture dans le projet de loi relatif à l’incrimination de la torture ».

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