L’Istiqlal se restructure

L’Istiqlal se restructure

Le Conseil national du Parti de l’Istiqlal est appelé à se réunir le week – end prochain en vue de débattre du rapport politique qui sera présenté par le Secrétaire général, Abbas El Fassi, et surtout à mettre en place les structures organisationnelles et exécutives du parti, en instance depuis le dernier congrès. Selon des dirigeants de l’Istiqlal, il s’agit d’une session très importante dans la mesure où elle aura à évaluer la gestion d’une année de participation au gouvernement de Driss Jettou, des élections communales et régionales, qui ont placé l’Istiqlal à la tête des formations partisanes marocaines, et des derniers développements de la question de l’intégrité territoriale du Maroc. Le débat sur l’évaluation de la situation politique interne sera accompagné d’une réactualisation des positions du parti au sujet des alliances politiques, notamment vis-à-vis de l’USFP et des autres formations de la Koutla démocratique. La concomitance de la réunion avec le 55ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, constitue, également, pour les membres du conseil une occasion pour soulever certains problèmes liés à la question des droits de l’Homme au Maroc. Une question à laquelle s’attache Abdellah Bekkali, membre du Comité exécutif, secrétaire général de la Jeunesse istiqlalienne, et membre du Bureau national du SNPM ( Syndicat national de la presse marocaine). M. Bekkali estime, en effet, qu’il est temps de sonner le tocsin sur la gravité de la situation dans ce domaine et qui croit que la question de la sécurité se pose avec acuité ces derniers temps, particulièrement depuis le déclenchement des attentats terroristes du 16 mai dernier, les arrestations et les enlèvements qui s’en suivirent. Mais, selon d’autres sources, la question la plus importante, à l’ordre du jour du Conseil national, n’est autre que l’élection des membres du Comité central et des commissions d’arbitrage et de contrôle financier. Selon les résolutions du dernier congrès du parti, qui s’est tenu du 28 au 30 mars de l’année courante, le Comité central est appelé à jouer un rôle beaucoup plus intéressant que par le passé. Il ne s’agit plus d’une instance de consultation mais d’un appareil exécutif qui se réunit trimestriellement, alors que le Conseil national est semestriel. Outre cet aspect organisationnel, le Comité central, qui avait une fonction conjoncturelle et ne se réunissait que pour apporter son avis sur des questions de l’heure, dispose selon le règlement intérieur issu du 14ème congrès du parti, de réelles prérogatives. Dans cette instance, siègent en plus des membres du Comité des sages, qui contient M’hammed Douiri, Abdelkrim Ghellab, M’hammed Boucetta, Hachmi Filali et Abou Bakr kadiri, et du Comité exécutif ( 21 membres), cent personnes qui seront élues par le Conseil national, les samedi et dimanche prochains. 298 candidats sont en lice pour les 100 postes précités. Mais, au vu du mode de vote adopté, il ne devrait pas y avoir de problèmes. Car, le mode de vote secret ne laisse aucune place à la contestation. Ceux qui bénéficient du consentement des membres du Conseil doivent normalement accéder au Comité central, sauf s’il y a falsification des résultats des urnes. Une éventualité qui n’a pas de place au soleil au sein du PI. L’élection des membres des commissions d’arbitrage ( ou de discipline) et du contrôle des finances du parti, ne posera, non plus, aucun problème.

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