L’Istiqlal spécule sur le chômage

Le parti de l’Istiqlal fera du «jihad» contre le chômage le principal thème de sa «prochaine» campagne électorale. Le secrétaire général du parti, Abbas El Fassi, également ministre de l’Emploi, en a fait l’annonce à Meknès lors d’une conférence sur «l’expérience de la transition démocratique et les perspectives d’avenir». Abbas El Fassi a explicité la recette de son parti pour faire face à la crise de l’emploi. Le remède, a-t-il assuré, passe inévitablement par la promotion de l’investissement, à travers la simplification des procédures administratives et ainsi que par un train de réformes intéressant l’administration, le secteur foncier, la fiscalité et bien entendu la justice. Dans ce concentré de programme électoral avant l’heure, le secrétaire général du parti de l’Istiqlal a insisté sur la volonté du PI de faire de la relance des activités pourvoyeuses d’emplois, l’une de ses priorités. Un cheval de bataille électorale, toujours favori. Abbas El Fassi qui a dû ces derniers jours faire face à un véritable tir groupé des milieux de la gauche quant à la qualité de son soutien au gouvernement, a également abordé le bilan de l’expérience de transition démocratique entamée au Maroc depuis 1998. Comme pour apporter un démenti à ceux qui s’empressent de prendre des déclarations partisanes pour «une volonté de démarcation par rapport au gouvernement à visées électorales», le ministre de l’Emploi est revenu sur les actions positives enregistrées en particulier dans le domaine des libertés publiques et de la diplomatie, ainsi que dans le secteur social. Au crédit de l’actuel gouvernement Youssoufi, il a mis entre autres le programme de lutte contre les effets de la sécheresse et la promotion interne exceptionnelle des fonctionnaires. Des actions positives qui ont nécessité de gros efforts financiers de l’ordre de 7,5 milliards dirhams et 6 milliards de dirhams, et qui auraient pu être exploitées à l’avantage de l’image de l’exécutif, n’eût été un déplorable manque de communication. Au chapitre des carences, le secrétaire général du PI ne s’est pas privé de revenir à la nature de la composition du gouvernement, ce qui a freiné, entre autres, des actions concrètes dans le secteur social depuis 1998. Une période de transition qui, selon Abbas El Fassi, a donc atteint ses limites et qui doit à la faveur des élections de septembre 2002 laisser la place à une ère de démocratie et de développement économique et social. Encore faut-il que le code électoral voit le jour et qu’il puisse garantir des élections saines, prélude à tout développement.

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