«Migration et retour», la phase II est engagée

Le projet visant à valoriser le phénomène migratoire, sera réalisé, pendant les mois prochains, par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) avec la contribution à hauteur de 11 millions DH, de la coopération italienne au développement.
Dans cette 2ème et dernière phase, le projet devrait atteindre son but principal à savoir le lancement d’un processus durable de mise en valeur de la migration qualifiée. Et ce, à travers la pérennisation de l’assistance technique donnée au groupe «pilote» et le développement de synergies avec la coopération décentralisée italienne, indique un communiqué du bureau de coopération de l’ambassade d’Italie.
La première phase, conclue en juillet 2007, a été consacrée à la création, à travers différentes études, d’un répertoire d’acteurs de la migration dans les deux pays, ainsi qu’à l’organisation d’une conférence électronique et la mise en place d’un site web (www.migrationretours.org) pour assurer la visibilité de l’initiative. A ce jour, quelque 110 migrants ont bénéficié d’une formation spécifique portant sur l’élaboration et le développement de leurs projets migratoires.
L’initiative sera réalisée en collaboration avec La Fondation Hassan II pour les Marocains résidant à l’étranger, le centre d’études et recherches démographiques auprès du Haut commissariat au Plan (HCP/ CERED) et avec la collaboration de l’Association italienne «Centre de recherche et documentation février 74» (CERFE).
«Loin d’être considérée simplement dans ses aspects négatifs, la migration est un moyen reconnu de coopération potentielle entre pays de départ et pays d’accueil de l’émigrant», indique le communiqué.
Et d’ajouter que «l’initiative vise à améliorer la gestion des flux migratoires du Maroc vers l’Italie rendant l’expérience profitable aussi bien aux émigrants que pour les pays d’origine, tout en développant un réseau entre les entreprises, les associations et les administrations publiques marocaines et italiennes».
Le projet bénéficie de l’expérience « positive » de plusieurs ONG italiennes au Maroc (les initiatives COOPI à Beni Mellal, COSPE à Khénifra et ICS à Khouribga) et traduit l’engagement croissant du gouvernement italien dans la valorisation de la migration marocaine qui est considérée comme une priorité de la coopération entre les deux pays.

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