Mise sur le marché d’un nouveau générique: Louardi veut éradiquer l’hépatite C d’ici 2020

Mise sur le marché d’un nouveau générique: Louardi veut éradiquer l’hépatite C d’ici 2020

Bonne nouvelle pour les patients atteints d’hépatite C. Depuis le 31 mars 2016, un nouveau médicament anti-hépatite C est disponible sur le marché national.

Fabriqué par le laboratoire Pharma 5, le «Daclatasvir» est commercialisé à 1.549 DH alors que son coût en Europe avoisine les 100.000 DH. Ce nouveau médicament  est indiqué en association avec d’autres médicaments dans le traitement de l’infection chronique par le virus de l’hépatite C. Notons que sa mise sur le marché survient 3 mois après le lancement d’un premier médicament à base de «Sofosbuvir», considéré comme l’un des traitements oraux pionniers contre le virus de l’hépatite «C».

Celui-ci permet  la guérison virologique de près de 95% des malades, provoque moins d’effets secondaires par rapport aux autres antiviraux et permet de raccourcir la durée des protocoles thérapeutiques possibles en vigueur au Maroc. Le ministère de la santé estime qu’avec ces deux médicaments, le Maroc dispose désormais  de l’arsenal thérapeutique nécessaire pour une prise en charge complète des patients atteints de cette maladie. Dans un communiqué, le ministère de tutelle signale que «d’autres spécialités pharmaceutiques coûteuses sont en instance d’enregistrement et de fabrication pour faire successivement leur entrée, dans les prochaines semaines, sur le marché national».

Ce qui permettra  d’éradiquer  l’hépatite virale «C» dans le Royaume à l’horizon 2020, conformément aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Il faut aussi signaler que pour améliorer l’accessibilité de ce médicament, le ministère de la santé est en contact permanent avec l’Agence nationale de l’assurance maladie (ANAM) pour intégrer le générique du «Daclatasvir», à l’instar de celui du «Sofosbuvir», dans la liste des médicaments admis  au remboursement. Une mesure qui devrait permettre aux patients d’éviter des dépenses catastrophiques.

Rappelons que le Maroc connaît une prévalence relativement élevée d’hépatite C dans la population générale (1,6%). Ce taux atteint des niveaux bien plus élevés chez les personnes vivant avec le VIH avec 5,5%. Les usagers de drogues par voie intraveineuse  sont de loin les plus touchés par la maladie. Le ministère de la santé estime qu’environ 15 à 45% des personnes infectées se débarrassent spontanément du virus dans les 6 mois qui suivent l’infection sans aucun traitement.

Pour les autres, soit 55 à 85% des personnes infectées, l’infection évoluera vers la forme chronique de la maladie. Parmi celles-ci, le risque de cirrhose du foie est de 15 à 30% sur une durée de 20 ans.

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