Obama face à un dilemme «cruel»

Le plaidoyer du commandant des forces US stationnées en Afghanistan en faveur d’une augmentation substantielle des troupes met le président Obama face à un dilemme «cruel»: refuser l’envoi de renforts et s’exposer aux conséquences dramatiques, ou adopter l’option contraire, dans lequel cas la guerre en Afghanistan deviendra «sa guerre», estime l’ancien secrétaire d’Etat américain, Henry Kissinger. Dans une tribune publiée dans le dernier numéro de Newsweek, Kissinger qui a également été conseiller à la sécurité nationale sous l’Administration Nixon, fait observer qu’une solution médiane serait perçue comme étant insuffisante pour concrétiser des avancées sur le terrain, ou trop exagérée pour prétendre calmer la polémique dont fait l’objet la guerre en Afghanistan aux Etats-Unis. Après s’être prononcé pour un renfort des troupes US comme demandé par le général McChrystal et une modification ensuite de la stratégie américaine, Kissinger a formé le vœu que le débat autour de cette question ne prenne pas «une trajectoire démoralisante» comme du temps ou les Etats-Unis faisaient face à des ennemis recourant à des tactiques de guérilla, notamment au Vietnam et en Irak. Chacune de ces deux guerres, rappelle l’ancien chef de la diplomatie américaine, avait commencé avec un large soutien populaire pour ensuite se retrouver dans une impasse, suite à quoi le doute s’installe quant à l’issue de la guerre.

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