Occupation anarchique des trottoirs à El Jadida

La capitale de la région des Doukkala perd de plus en plus de son prestige comme station balnéaire. Avant, rien n’égalait une promenade à pied dans les artères d’El-Jadida, que les brises de l’océan rendaient encore plus agréable. Aujourd’hui, les temps ont changé. Les trottoirs de la ville aussi.
Au centre-ville et dans les coins les plus animés, d’une manière générale, ce sont les cafetiers qui profitent de ce privilège. Plus encore, les propriétaires de cafés vont même jusqu’à interdire le stationnement des voitures devant leurs commerces en installant des caisses ou tout autre obstacle. Comme si cela faisait partie de leur propriété! Le plus souvent, ce sont des automobilistes qui y placent leurs engins. Le pauvre piéton, privé de son passage sécurisant, se voit contraint d’emprunter la chaussée. À ses risques et périls!
C’est durant l’été que la ville d’El-Jadida revêt de l’importance. Une fois, les vacances finies, elle est négligée pendant le reste de l’année. Mais la population de la ville n’en profite pas vraiment. Des chaussées larges servent aujourd’hui de terrains pour les amateurs du football. De véritables matchs y sont organisés. De jour comme de nuit.Sans se soucier des risques et des dangers qu’ils encourent,eux-même d’abord,et auxquels ils font exposer les autres. A défaut d’être percutés par un automobiliste, ces inconscients risquent,à tout moment,de nuire aux habitants avoisinant ces terrains de fortune et aux passants. Il arrive des fois qu’un ballon tiré puissamment pourrait, par exemple, casser un carreau ou causer un mal à un enfant,à une personne âgée ou à une femme enceinte.
Malheureusement, ces jeunes gens n’ont pas d’autre alternative.
Le chômage et la pauvreté ne leur laissent aucun choix. Et c’est mieux que tomber dans la délinquance. Le manque de lieux de loisirs aidant, les jeunes s’adonnent de plus en plus à des passe-temps divers. Des pratiques qui sont souvent nuisibles. Le phénomène s’est généralisé,malheureusement dans toute la ville.
C’est montrer à quel point on se soucie de la bienséance du citoyen !
On se préoccupe,certainement,beaucoup plus de soi-même que des autres. Sinon à quoi rime cette indifférence ? Il fut un temps où s’adonner à ces mauvaises pratiques était pratiquement répréhendé non pas seulement par les différents services d’ordre, mais aussi par les « M’kadmines ».
Aujourd’hui, il semble que personne ne songe à veiller au respect des règlements régissant notre société.
L’anarchie, peut-on le dire ouvertement,s’est instaurée définitivement. Quel type de société de demain sommes-nous en train de construire ? Il est temps que l’on songe à éradiquer ces mauvaises habitudes.
Quitte à agir fermement. Car la sécurité des citoyens et leur éducation sont d’une nécessité absolue.

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