Pays-Bas : une loi peu favorable aux marocains

Les émigrés marocains en Hollande qui sont retournés au Maroc vivent des moments de grande inquiétude. Dans quelques jours, une nouvelle loi entrera en vigueur en Hollande. Il s’agit de la nouvelle Assurance maladie obligatoire qui sera appliquée à partir de janvier 2006. Cette assurance coûtera aux adhérents plus de 70 euros et absorbera ainsi, dans certains cas, plus de la moitié de leurs revenus.
« Cette loi est une catastrophe pour les marocains. En fait, certains d’entre eux reçoivent des allocations modiques qui ne dépassent pas 100 euros par mois dans certains cas. Et malgré cela, la loi ne les a pas dispensés de payer cette assurance», dénonce Mohammed Sayem, coordinateur de la Fondation de soutien aux émigrés qui retournent dans leur pays d’origine. Par ailleurs, en adhérant à cette assurance, les affiliés doivent en principe bénéficier d’une prise en charge en cas de maladie grave, dans les hôpitaux privés et les maisons de retraites. Les Marocains devront ainsi payer pour certains services qui n’existent pas au Maroc ou dont la qualité est beaucoup moindre qu’en Hollande.  « L’application de cette loi touchera à coup sûr aux droits des émigrés qui sont revenus au Maroc», proteste le coordinateur de la Fondation de soutien aux émigrés qui retournent dans leur pays d’origine. Cette dernière s’est d’ailleurs mobilisée contre l’application de cette loi, dans le cas des Marocains notamment. Elle a, entre autres, adressé une lettre au ministre hollandais chargé des Affaires sociales. 
Celui-ci a pour sa part avoué, lors d’une réunion urgente du Parlement hollandais, que cette loi est particulièrement abusive pour les Marocains. Il a, en outre, promis d’étudier ce cas et d’entrer en pourparlers avec les responsables marocains pour essayer de trouver une solution qui soit en faveur des émigrés marocains. Le problème posé par cette nouvelle loi n’est pas le seul rencontré par les intéressés qui ont fait le choix de revenir au bercail et qui obtiennent une allocation des Pays-Bas. En fait, le législateur hollandais ne prend généralement pas en considération le fait que les modifications de son système social ont souvent de grandes conséquences pour les allocataires qui vivent hors des Pays-Bas. Voilà pourquoi une des tâches importantes de la fondation des émigrés qui retournent dans leur pays d’origine est d’aider ceux-ci et leurs familles à obtenir, et surtout à garder les droits acquis dans ce pays d’accueil.
Chaque semaine, la fondation offre des consultations libres (sans rendez-vous), à son siège à Berkane. Ce point d’appui est un des rares moyens de communication avec les différentes organisations aux Pays-Bas.

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