Pour le financement du développement

Dans une déclaration à la presse , M. Youssoufi a affirmé qu’il remettra des messages de SM Mohammed VI au Président mexicain Vicente Fox et à d’autres dirigeants qui prendront part à la Conférence internationale de l’ONU sur le financement du développement, qui se tient du 18 au 22 mars à Monterrey.
M. Youssoufi a indiqué qu’en marge de cette conférence, il aura des entretiens avec les représentants des pays amis portant notamment sur le renforcement des relations de coopération et sur les changements que connaît le royaume du Maroc.
La tenue de cette conférence a pour but de consolider le système économique et financier multilatéral pour faire face au rythme accéléré de la mondialisation. Les travaux de cette conférence internationale de l’ONU sur le financement du développement se sont ouverts, lundi, avec la participation de 189 pays.
Une soixantaine de chefs d’Etat et de gouvernement y prennent part.
M. Youssoufi est accompagné du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Mohamed Benaissa, et du ministre de l’Economie, des Finances, de la Privatisation et du Tourisme, Fathallah Oualalou. Prennent part également à ce sommet mondial des responsables d’organisations internationales, en particulier de la Banque mondiale (BM), du Fonds monétaire international (FMI) et de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), ainsi que des représentants de la société civile (ONG) et du monde des affaires.
Lors d’une conférence de presse, lundi, avant l’ouverture du sommet, le ministre mexicain des Relations extérieures, Jorge Cataneda, a indiqué que cette rencontre offrira l’occasion aux ONG, dont les idées n’ont pas été inclues dans le consensus de Monterrey, d’avoir une large diffusion.
Le chef de la diplomatie mexicaine a indiqué , par ailleurs, que les personnes s’opposant à la tenue du sommet peuvent manifester en toute libérté, soulignant toutefois que les autorités de son pays ont pris toutes les mesures nécessaires en vue d’éviter d’éventuels «affrontements violents». Il est à signaler que les débats de la conférence de Monterrey seront centrés sur six questions clés, à savoir la mobilisation de ressources financières intérieures, la mobilisation d’investissements directs et d’autres apports de capitaux privés étrangers, l’accès aux marchés, le renforcement de l’aide publique au développement, le règlement du problème de la dette extérieure et l’amélioration de la cohésion des systèmes économique, financier et commercial, ainsi que la promotion de la participation des pays en développement au processus économique mondial.
La conférence, co-présidée par les vice-ministres des Affaires étrangères, des finances, et du commerce du Mexique, respectivement, Miguel Hakim Simon, Agustin Carstens et Luis Fernando de la Calle, a également élu 25 vice-présidents.
Selon plusieurs observateurs, les dépenses d’aide au développement annuelles s’élèveront à 166 milliards de dollars, si le consensus de Monterrey est approuvé à la fin de cette conférence.
Le groupe «social watch», qui fait partie de l’Institut du Tiers monde, estime que les pays les plus riches du monde allouent récemment 0,2% de leur produit intérieur brut (PIB) à l’assistance au développement chaque année, c’est-à-dire, environ 53 milliards de dollars par an.
«Nous appelons les pays développés qui n’ont pas encore agi à adopter des mesures concrêtes pour allouer 0,7% de leur PIB à l’aide au développement pour les pays en voie de développement », a noté le rapport.

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