Pour un régime international du climat

Lundi à Marrakech, à l’ouverture d’un forum de présentation des porte-feuilles de projets des pays maghrébins dans le domaine des changements climatiques, le ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Environnement, a indiqué que le travail réalisé par le Maroc, l’Algérie et la Tunisie dans le cadre du projet RAB confirme l’attachement à la construction de l’espace maghrébin. Il a, d’autre part, rappelé que les accords issus de la 7-ème Conférence des parties à la convention-cadre des nations unies sur les changements climatiques (COP 7), couronnée par la déclaration ministérielle de Marrakech, ont ouvert la voie à la ratification du protocole de Kyoto et à son entrée en vigueur, probablement en 2002.
Le ministre a, à cet égard, souligné la nécessité pour les pays en voie de développement (PVD) et plus particulièrement pour les pays maghrébins de traduire ces accords dans la réalité tant au niveau national qu’à l’échelon régional. La rencontre d’aujourd’hui s’inscrit dans cette logique, d’où l’intérêt de mettre en place des mécanismes d’une coopération bénéfique à la fois pour les pays du Maghreb qu’aux pays industrialisés, a-t-il dit. L’élection à Marrakech du Comité exécutif des Mécanismes de développement propres (MDP) était un signe fort de la part des décideurs politiques à la communauté internationale sur leur détermination à aller de l’avant, a-t-il affirmé, faisant remarquer que la présence d’un maghrébin au sein de cette nouvelle instance internationale constitue non seulement un motif de satisfaction, mais également une incitation à tirer le meilleur profit et à être plus performants.
Après avoir insisté sur la nécessité de renforcer les capacités et de développer les expertises maghrébines à travers les échanges et les partenariats, M. Elyazghi a relevé que la réalisation de cet objectif nécessite une maîtrise parfaite de ces mécanismes et des portefeuilles de projets ficelés et attrayants pour les bailleurs de fonds.
Les engagements internationaux que le Maghreb est appelé à respecter, nous incitent à renforcer nos capacités d’analyse, de gestion et de décision pour aboutir à des solutions adéquates et adaptées en termes de développement durable, de production propre, de développement agro-industriel, de coopération et de transfert de technologie, a-t-il conclu.

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