Pour une maternité sans risques

Selon des chiffres de l’UNICEF, chaque jour, environ 1400 femmes et filles meurent de causes liées à la grossesse. Et chaque année, pas moins de 600.000 femmes décèdent de complications liées à la grossesse.
Plus  de 6 millions d’enfants en perdent la vie à la naissance ou tout juste après. La grande majorité des décès maternels survient chez les femmes très pauvres. Pour les femmes âgées de 15 à 49 ans résidant dans des pays à revenu faible et intermédiaire, les complications liées à la grossesse et à l’accouchement constituent la principale cause de décès et d’infirmité. Ces décès peuvent être attribués, non seulement aux défaillances des systèmes de soins, mais aussi à la discrimination à l’égard des femmes.
En Afrique subsaharienne, par exemple, une femme sur treize risque de mourir lors de l’accouchement ou peu après. Alors que dans les pays industrialisés, ce risque n’est que de 1 sur 4085. Et pourtant, l’Unicef souligne que les décès maternels ne révèlent pas l’ampleur de la tragédie. En réalité, indique l’institution mondiale, pour chaque femme qui meurt de complications liées à la grossesse, trente autres souffrent d’infections ou subissent des blessures ou des handicaps qui sont rarement soignés et dont personne ne parle. Aujourd’hui, ajoute l’Unicef, quelque 300 millions de femmes, soit un quart des femmes vivant dans les pays en développement, ont connu des problèmes, qui ont profondément changé leur vie pendant la grossesse ou durant l’accouchement.
Selon l’UNICEF, les mesures destinées à réduire ces types de mortalités sont très simples. « Il faut certainement investir, a affirmé Mme Carol Bellamy, directrice générale de l’UNICEF. Mais il faut surtout se concentrer sur le droit des femmes à bénéficier des soins de santé maternelle les plus élémentaires. Les gouvernements et les communautés ne doivent pas considérer cela comme un luxe mais comme un des éléments essentiels de la santé des femmes, des enfants, de la famille tout entière. » Aux termes des normes internationales contraignantes des droits humains, les femmes peuvent prétendre aux soins de santé et aux conseils nécessaires durant la période de grossesse et accoucher sans encourir les risques des maladies et des infirmités graves.
L’accès des femmes à ces conditions dépend essentiellement de l’engagement des gouvernements à assurer cet accès.
La santé de la procréation est un domaine de la santé publique qui prend en charge l’accès aux soins pour la grossesse, l’accouchement et la contraception, ainsi que l’éducation sanitaire et la prévention de l’avortement, du SIDA et des maladies sexuellement transmissibles.
Il faut dire que la maternité sans risques est de garantir à ce que toutes les femmes reçoivent les soins dont elles ont besoin pour être en bonne santé et à l’abri de risques tout au long de la grossesse et de l’accouchement. Chez nous, dans le monde rural notamment, le chemin, pour y arriver, s’annonce long et laborieux.

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