Prisons: Près de 2.000 Marocaines en détention

Prisons: Près de 2.000 Marocaines en détention

 

Un chiffre dévoilé par le secrétaire général du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), Mohamed Sebbar, lors de la présentation du rapport relatif aux conditions de détention des femmes au sein des établissements pénitentiaires dans la région de Casablanca-Settat. L’enquête réalisée par la Commission régionale des droits de l’Homme de Casablanca-Settat a révélé que les femmes en prison sont jeunes.

Un peu plus du quart des femmes détenues sont âgées de moins de 25 ans. Près de 41% des détenues sont mariées alors que le tiers d’entre elles sont célibataires et 21% divorcées. Pour ce qui est des peines d’emprisonnement, trois détenues sur cinq sont condamnées à des peines inférieures  à 6 mois de prison tandis que 3 femmes sont condamnées à la peine capitale.  Les participants à cette rencontre ont appelé à améliorer les conditions de détention des prisonnières, à travers l’adoption d’un cadre législatif conforme aux normes internationales en la matière.
Pour rappel, le CNDH  avait auparavant  jeté la lumière sur la situation déplorable des prisons marocaines. Dans son  rapport intitulé «La crise dans les prisons, une responsabilité partagée: 100 recommandations pour la protection des droits des détenus», le Conseil avait donné un aperçu sur les innombrables dysfonctionnements qui gangrènent le système pénitentiaire.

Le Conseil avait ainsi déploré «l’absence de contrôles et d’inspections efficaces», le «recours excessif» à la détention provisoire et la lenteur des procès, ou encore les mauvais traitements à l’encontre des détenus qui «se manifestent par des coups portés aux moyens de bâtons et de tuyaux, la suspension sur des portes à l’aide de menottes, les coups administrés sur la plante des pieds, les gifles, les pincements à l’aide d’aiguilles, les brûlures, (…) le déshabillage forcé».

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *