PSD : la session de feu Mohamed Kacimi

C’est au cours d’une réunion, baptisée «session feu Mohamed Kacimi», que le Comité central du Parti socialiste démocratique ( PSD) a décidé d’opérer une restructuration de ses instances dirigeantes, dans la perspective du prochain congrès du parti. Lors de cette septième session tenue dimanche à Rabat, le Comité central du PSD a adopté le rapport du bureau politique et la nouvelle version du statut de ladite formation. Présentant le rapport politique, le secrétaire général du Parti, Issa Ouardighi, est revenu sur les élections communales de septembre dernier, se félicitant des résultats « positifs » obtenus par sa formation et de l’attitude positive des autorités locales marquée par la neutralité en vue de garantir la transparence du scrutin, ce qui constitue, selon lui, « un pas important vers la consolidation de l’édifice démocratique ». M. Ouardighi a exprimé le soutien du PSD aux grands projets de réforme entrepris par le Royaume, notamment le projet de Code de la famille, la réforme des secteurs de l’audiovisuel et du logement, notant cependant qu’un grand nombre de domaines pâtissent toujours de dysfonctionnements. Concernant l’intégrité territoriale, le secrétaire général du PSD a réitéré le rejet par son parti de toute solution ne respectant pas la souveraineté du Royaume sur ses provinces du Sud, mettant l’accent sur la nécessité d’un dialogue direct entre le Maroc et l’Algérie pour mettre fin à ce conflit. Il a, d’autre part, annoncé l’élaboration d’un plan visant la restructuration d’un grand nombre d’instances du parti, dans la perspective du prochain congrès. M. Ouardighi a, par ailleurs, condamné les actes barbares perpétrés par les forces d’occupation israéliennes à l’encontre du peuple palestinien et « l’agression impérialiste » contre le peuple irakien. Cela dit, au cours de cette session durant laquelle les participants ont loué les qualités du défunt artiste-peintre, membre fondateur du PSD, l’accent a été mis sur les divergences qui se sont manifestées récemment au niveau de l’Alliance socialiste, notamment par rapport au Parti Al Ahd qui a décidé de former son propre groupe parlementaire au sein de la Chambre des conseillers, c’est-à-dire loin des exigences de sa coalition avec le PPS et le PSD.

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