Rapport du PNUD sur la corruption: Le Maroc a du pain sur la planche

Rapport du PNUD sur  la corruption: Le Maroc  a du pain sur la planche

«L’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le développement est gravement entravée par la corruption et la non-application de la bonne gouvernance». Face à ce constat poignant livré, mercredi à Skhirat, par la représentante résidente adjointe du PNUD au Maroc à l’ouverture de la consultation régionale destinée à aboutir aux voies de coopération contre la corruption et pour l’intégrité dans les pays arabes, ce programme onusien concocte un plan stratégique dédié à cet effet. Cette mouture, qui s’étale de 2014 à 2017 rentre dans le cadre de la 2ème phase du projet régional pour «l’intégrité et la lutte contre la corruption dans les pays arabes», cible, selon Ayshanie Labé, plusieurs objectifs à la fois.

«L’objectif étant d’aider ces pays à éradiquer la pauvreté extrême et éliminer les inégalités tout en faisant régner un développement durable et les principes de démocratie», a détaillé la représentante qui a qualifié la lutte contre la corruption de «transversale». Elle a également précisé que cette consultation régionale est une occasion pour trouver les moyens d’opérationnalisation de ce plan stratégique. Non seulement les pays arabes sont, à ses yeux, concernés par cette consultation, «toute la communauté est engagée dans l’agenda post 2015», a-t-elle estimé. Cet agenda englobe 17 objectifs, le numéro 16, qui propose des indicateurs autour de la reddition des comptes, est, comme l’a indiqué la responsable, déjà sur la table du secrétaire général de l’ONU. Dans le détail, ledit plan stratégique s’articule, selon Yakup Beris, conseiller du programme régional auprès du bureau régional pour les pays arabes relevant du PNUD, autour de deux axes. D’abord, l’inclusion. «Nous voudrions que l’information soit accessible aux citoyens pour qu’ils puissent réagir», a-t-il avancé. C’est aussi un programme de réforme qui associera les secteurs public et privé. «Nous voudrions appuyer des solutions concrètes pour les secteurs de développement», a-t-il enchaîné. De quoi abonder dans le sens des entraves au développement du fait de la corruption. Pour sa part, le Maroc a entrepris plusieurs pas que le président de l’ICPC, Abdeslam Aboudrar, a étalés lors de l’ouverture de cette consultation. «Le Maroc a élaboré une stratégie nationale qui est prévue de tenir compte des recommandations de l’ICPC formulées dans un rapport qui sera publié prochainement», a-t-il annoncé. Or il ne suffit pas de se contenter de lois susceptibles de demeurer lettre morte, la lutte contre la corruption est aussi une question de mentalité et d’éducation. Chose qui a été soulignée par l’ex-ministre de l’éducation nationale qui était également de la partie. «Pour que ce sujet ait un impact sur les citoyens, il faudrait commencer par la sensibilisation des enfants et des jeunes en leur inculquant les principes de base de cette lutte», a recommandé Mohamed Louafa, ministre délégué auprès du chef du gouvernement chargé des affaires générales et de la gouvernance. Il a précisé, par l’occasion, que la commission parlementaire chargée d’examiner davantage le statut de l’Instance marocaine de lutte contre la corruption, qui est devenue constitutionnelle, se réunira pour une deuxième fois le 26 novembre.

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