Réactions

Mohamed Horani, président de la CGEM : «La libre circulation des hommes d’affaires doit être garantie»
«Le sommet entrepreneurial a été un grand succès. Nous avons insisté sur trois points essentiels: le premier est que nous avons demandé notre adhésion à Business Europe. Le deuxième point concerne l’accord de libre-échange dans le secteur de l’agriculture, signé avec l’UE et dont nous demandons l’entrée en vigueur dans les plus brefs délais. Le troisième et dernier point est que nous pensons que le Maroc est prêt pour développer le partenariat entre les entrepreneurs marocains et européens. Par ailleurs, j’ai personnellement insisté sur le fait que le partenariat entre les entreprises marocaines et européennes n’aura une réussite totale que si la libre circulation des hommes et femmes d’affaires marocains est garantie en Europe».

Fathallah Sijelmassi, DG de l’AMDI : «C’est un mouvement de rapprochement entre le Maroc et l’UE»
«Le sommet Maroc-UE est une étape stratégique, un signal très fort. C’est le premier sommet entre le Maroc et l’UE. Il faut rappeler que le Maroc et l’UE sont liés par des relations historiques qui sont très denses, riches et très diversifiées. L’objectif est de continuer à se développer, à se moderniser et à s’adapter notamment aux réalités de ce qu’est le Maroc aujourd’hui. Et sur quoi le Maroc se projette dans les décennies à venir. Le sommet a réuni dans sa journée économique les opérateurs économiques. C’est une volonté de montrer que ces relations ne sont pas uniquement des relations de gouvernement à gouvernement, mais également des relations qui impliquent l’ensemble des acteurs de la société, les opérateurs économiques et les représentants des collectivités locales. C’est un mouvement global de rapprochement entre le Maroc et l’UE».

Karim Tazi, membre de l’AMITH : «Le chemin à parcourir reste encore très long»
«Le premier sommet entre le Maroc et l’UE est considéré comme réussi et je m’en réjouis. Je suis content de tout ce qui peut rapprocher le Maroc et l’Union européenne. Mais le chemin à parcourir reste encore très long. Je dois en effet rappeler que l’Union européenne avait exprimé une certaine inquiétude sur le retard du Maroc pour intégrer le corpus législatif et réglementaire de l’Union européenne, pour pouvoir être dans les temps concernant le Statut avancé. Le Maroc doit mettre à jour son système judiciaire et législatif. Il doit de même réformer son architecture institutionnelle pour tenir les promesses du Statut avancé».

Khaïr-Eddine Soussi, président de la FISA : «Le sommet est une chance pour nous»
«Je crois que le sommet entrepreneurial entre le Maroc et l’UE est une chance pour nous. C’est la première fois qu’on déclare que les entreprises marocaines sont à même d’être au niveau des entreprises européennes. Il faut par ailleurs relativiser les superlatifs qui ont été utilisés lors de cette rencontre. Certaines entreprises marocaines et en particulier les PME et PMI ont beaucoup à investir pour se mettre à niveau, afin de pouvoir prétendre prendre une part de marché dans ce grand marché économique euro-méditerranéen».

Latifa Chihabi, DG de l’ANPME : «Le rapprochement suppose des mises à niveau profondes»
«Tout ce qui est en mesure de rapprocher le Maroc et l’Union européenne est favorable. Grâce à ce partenariat, les entreprises marocaines pourront accéder davantage aux marchés de l’Europe. Le rapprochement entre le Maroc et l’UE ne peut qu’avoir des retombées positives et bénéfiques sur notre pays. Toutefois, le rapprochement suppose des mises à niveau profondes. Des mises à niveau d’ordre législatif et normatif».

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