Rien ne change au sein du MP

Le Mouvement populaire (MP) a élu ses structures dirigeantes. Sans surprise, Mohand Laenser a été réélu, samedi 12 juin à Rabat, à la majorité absolue, secrétaire général du MP. Seul candidat à sa propre succession, M. Laenser a obtenu 1.608 voix sur les 1.685 exprimées lors du onzième congrès du parti haraki. Au lendemain de sa réélection, SM le Roi Mohammed VI a adressé un message de félicitations à M. Laenser. Dans ce message, le Souverain a exprimé au secrétaire général du MP ses chaleureuses félicitations pour la confiance qui lui a été renouvelée par les militantes et les militants de son parti et ses vœux de plein succès dans ses missions de dirigeant de parti politique. La séance d’ouverture du onzième congrès, de trois jours, a été marquée par la présence de Abbas El Fassi, Premier ministre, Mohamed Cheikh Biadillah, secrétaire général du PAM, et bien d’autres dirigeants de partis politiques, des membres du gouvernement ainsi que de représentants de centrales syndicales et de la société civile. Elle a été également marquée par une allocution improvisée de Mahjoubi Aherdane. S’adressant à Abbas El Fassi, le président fondateur du parti haraki a dit sur un ton ironique : «Dans le passé, nous nous n’arrêtions pas de se quereller. Vous étiez des tyrans. Mais, aujourd’hui plus rien ne justifie la rivalité. Nous avons actuellement des affinités». Suite à cette intervention, M. Laenser a fait une précision de taille concernant M. Aherdane. «Je tiens à rectifier ce qu’a été rapporté récemment par la presse. Certains supports médiatiques ont affirmé que j’aurais dit que Mahjoubi Aherdane n’aurait plus aucun rapport avec le parti. Ceci est faux. M. Aherdane est le président du MP. Il a beaucoup donné pour le parti haraki et il donnera encore», a noté le secrétaire général des Harakis. Prévu sur trois jours (11,12 et 13 juin), le congrès du MP a clos ses travaux dans la deuxième journée. En effet, l’élection des membres du bureau politique du parti a été reportée à une quinzaine de jours. Ceci a été dû, selon Saïd Ameskane, membre du MP, joint par ALM, à la protestation de certains congressistes des provinces de Meknès, Sidi Kacem, Nador et Taza contre les listes du conseil national. «Nous allons bientôt convoquer les représentants de ces provinces pour régler les petits litiges qui restent», explique M. Ameskane. «Le onzième congrès du MP s’est déroulé dans de bonnes conditions. Il y a eu un débat sérieux et une transparence totale. Certes, il y a eu des contestations de la part de certaines personnes ayant leur propre ambition, mais ceci n’a eu aucun impact sur le bon déroulement des travaux», poursuit-il.  Ainsi, le onzième congrès du MP n’a pas manqué de faire des mécontents, notamment Mohamed Fadili. Ce dernier ne se verra pas octroyé le poste de président du conseil national comme il le souhaite. «Fadili devra, désormais, tenter sa chance pour ce qui est de l’élection des membres du bureau politique. Il aurait voulu qu’on lui accorde la présidence du conseil national mais ceci n’est pas possible pour deux raisons. D’abord, les nouveaux statuts du MP ne prévoient pas ce poste et même si on aurait prévu ce poste, Fadili devra passer par les urnes. Fini le temps des compromis, nous optons pour la consécration de la voie démocratique», note M. Ameskane. Ceci dit, les Harakis affirment que le onzième congrès a relevé le défi annoncé, à savoir le dépassement de la logique des compromis vers la consécration de la pratique démocratique et la consolidation des rangs du parti. Toutefois, le parti haraki arrivera-t-il à contenir les voix de contestation lors de l’élection des membres du bureau politique? La réponse dans deux semaines.

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