Sahara : Le Parti populaire espagnol change de ton

Dans un entretien publié, mercredi, par le quotidien Asharq Al-Awsat, le porte-parole de la commission des affaires extérieures du PP, Gustavo de Aristegui, s’est déclaré optimiste quant aux contacts directs entre les parties, qui constituent, a-t-il souligné, un «pas important sur la voie de la solution du problème pour mettre un terme au conflit du Sahara, vieux de plusieurs décennies». La solution de ce problème équivaut à la mise en marche de l’un des principaux «moteurs de stabilisation de la région du Maghreb arabe», a-t-il assuré, estimant que les négociations directes constituent «un pas de géant qui revêt une importance extrême». Evoquant la politique marocaine du PP, M. Aristegui a souligné que son parti place le Maroc «parmi les priorités de sa politique extérieure». «C’est pour cette raison que nous accordons de l’importance à sa stabilité et aux développements positifs sur les plans économique et politique», a-t-il dit. Il a affirmé que le PP est «désormais convaincu que le Maroc représente une grande priorité pour l’Espagne des points de vue historique, géopolitique, géostratégique et économique». «Nos espoirs pour le Maroc sont positifs, a-t-il affirmé. Ce qui s’est produit dans le passé ne relevait pas du conflit ou de la confrontation, mais de la toute simple incompréhension, sachant que la communication entre nous n’était pas de bonne qualité», exprimant la promesse que les relations entre Madrid et Rabat «ne souffriront nullement d’un retour du PP au pouvoir et que le parti ne ménagera aucun effort pour hisser ces relations aux niveaux les meilleurs qui soient». Le responsable des relations extérieures du PP s’est déclaré «fermement convaincu qu’il convient de poursuivre l’édification d’un réseau d’intérêts réciproques entre le Maroc et l’Espagne dans les domaines économique, commercial, financier, politique et culturel, ainsi qu’en matière de lutte contre le terrorisme».
Pour Gustavo de Aristegui, «l’unique façon d’approcher les relations avec le Maroc est de les considérer comme une question d’Etat et de les sortir des débats politiques intérieurs».

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