Santé : L’hypotension : Plus un symptôme qu’une maladie

Santé : L’hypotension : Plus un symptôme qu’une maladie

Vous ressentez un étourdissement et une faiblesse durant quelques secondes, et parfois vous en arrivez à l’évanouissement? Ces symptômes apparaissent généralement après vous être rapidement levé d’une chaise ou d’un lit? Vous êtes alors peut-être victime de problèmes d’hypotension. L’hypotension artérielle peut être définie comme une pression du sang anormalement faible. Cette faible pression peut être permanente ou transitoire, occasionnelle ou fréquente. Par contre, il ne s’agit pas d’une maladie à proprement parler, mais plutôt d’un symptôme révélateur d’un réel problème de santé. Aussi, les causes de l’hypotension sont multiples. Et pour n’en citer que les trois principales, il s’agit des problèmes neurologiques, les effets secondaires d’un médicament et la déshydratation. Les personnes de tout âge sont exposées à des symptômes d’hypotension de façon occasionnelle, même quand il s’agit de jeunes en très bonne santé. Cependant, les personnes de plus de 65 ans sont les plus exposées à des troubles de tension. «Chez 20% des personnes âgées, le phénomène d’hypotension survient régulièrement et peut avoir plusieurs causes. Il est alors important de consulter un médecin afin d’en rechercher la ou les causes», relève-t-on dans des statistiques publiées dans une revue médicale spécialisée. En effet, avec l’âge, les parois des vaisseaux sanguins deviennent plus rigides, et les barorécepteurs (capteurs naturels de pression sanguine logés dans la paroi des artères), moins sensibles aux variations de pression dans les artères. Aussi, parmi les personnes à risque on note les personnes alitées ainsi que les femmes enceintes. Chez ces dernières, il est normal que la pression sanguine baisse durant la grossesse, même si le volume sanguin global augmente. Certains facteurs hormonaux entraînent un relâchement des muscles des parois artérielles et veineuses, pouvant conduire à une hypotension passagère. Par ailleurs, il existe différents types d’hypotension, dont les causes et les symptômes varient. Les deux formes les plus fréquentes sont des hypotensions transitoires et non soutenues touchant davantage la population âgée.
Il s’agit, dans le premier cas, de l’hypotension orthostatique ou posturale. Ses symptômes sont justement ceux qui surgissent après s’être trop rapidement levé du lit, d’une chaise, d’une position accroupie ou penchée. Ainsi, sous l’effet soudain de la gravité, la quantité de sang parvenant jusqu’au cerveau diminue rapidement, mais, temporairement. Cela entraîne des étourdissements, des troubles visuels, parfois même une chute. «L’hypotension orthostatique est fréquente chez les personnes âgées. Tandis qu’elle se retrouve dans 5 à 10% chez la population générale, elle touche 15% des personnes de plus de 65 ans et 30% des plus de 75 ans», révèlent les statistiques relayées par la revue spécialisée. Dans le deuxième cas, il s’agit de l’hypotension postprandiale. Elle se caractérise par une baisse importante de la tension artérielle dans un maximum de deux heures après le début du repas. Il en résulte, pareillement, des étourdissements, des nausées, des évanouissements ou des chutes. En effet, après chaque repas, le processus de la digestion entraîne un afflux de sang vers l’estomac et les intestins. Ce processus peut entraîner une légère diminution de la pression artérielle. Chez les personnes âgées ou affaiblies par une maladie, cette légère chute de pression suffit à déclencher des symptômes d’hypotension. Les symptômes apparaissent dans une marge de 15 minutes à deux heures après le repas. L’hypotension postprandiale est plus fréquente en cas de diabète, d’insuffisance cardiaque ou rénale ou de maladie de Parkinson et touche principalement les personnes âgées. S’agissant des cas d’hypotension grave, ces derniers peuvent survenir en cas de perte de sang (hémorragie) importante ou d’infection généralisée (septicémie). Ces situations nécessitent des soins médicaux d’urgence. Ainsi, l’hypotension n’est généralement qu’une alerte sur une défaillance de la fonction normale d’un organe. Cependant, dans certains cas, les médecins ne relèvent aucune cause évidente et diagnostiquent des cas anodins. Les patients apprennent donc à vivre avec, respectant toutefois certaines mesures préventives (voir encadré page 21).


La pression sanguine

La pression sanguine (ou tension artérielle) se compose des pressions systolique et diastolique, lesquelles sont mesurées en millimètres de mercure ou mmHg. La pression systolique correspond à la pression du sang quand le cœur se contracte et envoie le sang dans les artères. Elle assure un apport de sang partout à travers le corps. La pression diastolique est celle qui continue de s’exercer sur les artères entre chaque contraction au moment où le cœur se remplit de sang de nouveau. Ainsi, lorsqu’on parle d’une pression de 12/8, 12 correspond à la pression systolique, et 8 à la pression diastolique. La pression est considérée normale si elle est inférieure ou égale à 12/8 ou à 11,5/7,5, selon les pays. Cependant, les chiffres de pression artérielle varient beaucoup d’une personne à l’autre, ainsi qu’au cours de la journée en fonction des activités. Au repos, plusieurs personnes en bonne santé ont une pression sanguine légèrement plus basse que la normale. C’est généralement le cas des athlètes et des personnes qui s’entraînent régulièrement. On y voit le signe d’une bonne santé cardio-vasculaire. Ainsi, on considère généralement que plus la pression est basse, mieux c’est.

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