Scolarité des handicapées

L’intégration des personnes handicapées au sein de la société demeure au centre des préoccupations des différentes parties, pouvoir public et société civile. Dans ce cadre la Fondation Mohammed V pour la solidarité intervient à travers le soutien des associations actives sur le terrain, subvention, distribution de matériels, de denrées alimentaires. Le programme de la Fondation vise également le renforcement des infrastructures de formation pour une plus grande insertion des personnes handicapées.
Pour le cas des handicapés moteurs, le programme engagé concerne la reconstruction du centre Ibn Baytar de Khémisset, la réhabilitation du centre de Hay Mohammadi et l’équipement du centre Nour de rééducation de Casablanca.
S’agissant des handicapés mentaux et sensoriels, la Fondation prévoit la construction d’un centre à Salé pour les enfants et un autre à Marrakech pour les personnes âgées.
Pour le cas des non-voyants, le programme de l’institution de solidarité vise l’extension du centre de Marrakech et l’édification de nouveaux centres à Fès, Meknès et Taroudant.
Pour ce qui de l’enseignement de cette frange de la société, il est à souligner que la prise en charge d’un enfant handicapé demande 2000 dirhams par mois. Selon une enquête publiée dans la revue « la Tribune de l’handicapé », de ce mois, une association reçoit annuellement 2000 demandes.
En raison du manque de places, sauf 350 demandes sont acceptées. Le taux de scolarisation des personnes handicapées mentaux, précise cette enquête, ne dépasse pas le 1/5, soit 20 % des personnes handicapées mentales bénéficiant de la scolarité.
Pour les sourds-muets, l’enquête menée auprès de l’Association des sourds-muets montre que le taux de participation de la famille à la scolarité des enfants sourds-muets est de 27 % alors que celui de l’accueil annuel est faible. La demande dépasse le nombre de places. Et le ministère de l’Education nationale ne dispose pas d’un centre protégé ou d’un établissement public destiné aux personnes présentant cet handicap, seuls les ONG s’en chargent.

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