Sept pédophiles poursuivies à Angers

Tout a commencé par la plainte en novembre 2000 d’une mineure de 16 ans, qui a dénoncé des viols dont elle a été victime. L’auteur présumé de ces agressions est un homme condamné à 10 ans de réclusion criminelle par la cour d’assises de Maine-et-Loire pour une affaire de moeurs en 1996.
Les confidences de la jeune fille ont amené la brigade des mineurs à mener une enquête qui est toujours en cours et qui a déjà abouti à l’ouverture d’une instruction et la mise en examen de sept personnes. La première plainte concernait des faits commis entre 1991 et 1993.
L’auteur présumé des faits étant en prison, les policiers ont entamé une enquête sur le terrain et constaté que des faits d’agressions sexuelles sur des enfants auraient également été perpétrés par le frère de cet homme. Le frère, âgé de 35 ans, avait déjà été condamné par le tribunal d’Angers à cinq ans de prison dont deux avec sursis et mise à l’épreuve pour des affaires de moeurs. Dès sa sortie de prison en mars 1999, alors qu’il était encore sous contrôle judiciaire, il a multiplié les concubinages avec des femmes fragiles, dont les enfants ont été victimes d’abus sexuels.
Le 25 février dernier, le juge d’instruction chargé du dossier a signifié la mise en examen des deux frères. L’un est toujours en prison, l’autre a été écroué. Quatre femmes sont également poursuivies pour non dénonciation de crime. Un troisième homme, Franck Vergondy, dans l’appartement duquel se seraient déroulées les agressions sexuelles des enfants, a été mis en examen.  »La particularité de cette affaire repose sur le nombre des victimes -une vingtaine-, leur jeunesse -de deux à douze ans- et le rôle joué par un certain nombre de mères de ces victimes, qui ont fermé les yeux, laissé faire, ou même participé activement aux violences sexuelles sur leurs propres enfants », a expliqué à l’Associated Press le procureur Marc Desert. Il a ajouté qu’il allait mettre des moyens en personnel  »considérables pour faire toute la lumière sur cette sordide affaire ».
Me Pascal Rouillet, avocat de l’un des principaux suspects, Franck Vergondy, notait de son côté que  »l’essentiel des auteurs étaient suivis par les services socio-judiciaires ou par des médecins. De plus, la plupart des victimes (des enfants mineurs) faisaient l’objet de mesures particulières d’assistance éducative ».  »On peut s’interroger sur l’efficacité de ces milieux socio-éducatifs », dénonce-t-il.

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