Serial killer : Sinistre épisode

Une forte présente policière était postée autour la résidence Al Manar, sise au boulevard Mohammed V à Casablanca, en fin de matinée du mardi 4 mars. Une évocation sinistrement inquiétante, car l’immeuble en question est lié à l’enquête inhérente aux crimes horribles survenus ces derniers temps à Casablanca.
Une autre découverte macabre qui aiderait peut-être au recoupement des pièces du puzzle. Les éléments de la police judiciaire sont tombés sur des parties d’un visage défiguré ( un nez, des lèvres et des débris de mâchoire). Il faut dire que le suicide prématuré du concierge présumé auteur des crimes (il aurait avalé une grande quantité d’un liquide empoisonnant) et dont le cadavre a été découvert dimanche dernier n’a pas facilité la tâche des enquêteurs. Cependant, la police judiciaire, dont la présence est renforcée par des éléments spécialistes en matière des détections des indices les plus infimes, ont vite fait le rapprochement entre cette découverte et le corps décapité découvert depuis quelques mois au quartier la Gironde. Il s’agit de cette jeune femme démembrée et dont les parties du corps furent retrouvés dans des boîtes en carton. Selon une source policière sur place « Cette découverte permettrait de reconstruire les contours du visage de la victime et par conséquent essayer de l’identifier. Car des témoins ont affirmé reconnaître les membres de la dénommée Lemzabia.
Parmi ces derniers, une femme a identifié la victime décapitée grâce à des marques corporelles très précises. Toutefois, rien n’est encore formellement établi, l’enquête se poursuit afin de lever tous les doutes possibles.» En d’autres termes, c’est quand même un grand pas vers une éventuelle identification de la victime. Encore faut-il attendre pour savoir si ce nez, ces lèvres et cette mâchoire appartiennent effectivement à la dénommée Lemzabia. Mais le plus grand obstacle dans l’enquête a été franchi.
L’établissement du scénario final des crimes sera sûrement établi. Il est par ailleurs fort probable que le corps mutilé d’un être humain de sexe masculin découvert à Mâarif puisse être lié aux autres crimes. Ce qui est certain en tout cas, c’est que les différents services de la préfecture de police de Casablanca sont sur les dents. Le laboratoire national de la police scientifique est également au coeur de la mêlée.
Des opérations de ratissage de grande envergure sont toujours en train de s’effectuer dans l’environnement du présumé coupable. Une large campagne d’assainissement est, actuellement, en cours au niveau du Grand Casablanca, tandis que les services de sécurité de la capitale économique seront renforcés par de nouveaux lauréats des différentes écoles de police. En conclusion, le crime est scientifiquement presque établi, d’après des sources de la préfecture de police de Casa, précisant que des témoins qui ont reconnu le concierge, ont affirmé qu’il avait une relation avec la fille retrouvée découpée dans le quartier la Gironde. Les mêmes témoins précisent que la victime avait disparu juste après un conflit avec le concierge. Mais pour confirmer que le nez, les lèvres et la mâchoire découverts mardi matin appartiennent à la victime de la Gironde, il faut attendre que l’enquête arrive à terme de son cours.

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