Taeib Bencheikh quitte la scène communale de Meknès

Le président de la Communauté urbaine de Meknès et du Conseil municipal d’Al-Ismailia, Tayeb Bencheikh a annoncé, dans un communiqué, sa démission de la présidence de ces deux instances élues.
«Il n’est plus possible d’assurer une majorité stable et à même d’assurer la gestion des affaires de la commune», a expliqué M. Bencheikh, membre du bureau exécutif du Rassemblement National des Indépendants (RNI). Interrogé sur les dessous de cette affaire et l’éventualité de l’existence d’autres raisons, M. Bencheikh nous a réitéré les motifs annoncés dans son communiqué, en précisant qu’il avait constaté depuis quelque temps que la majorité qui le défendait s’est effritée et que, se trouvant dans l’impossibilité de continuer à «coller les morceaux», selon ses propres termes, il a préféré se démettre. «C’est à froid que j’ai démissionné», nous a –t-il déclaré. Pourtant, pour ce vieux routier de la vie politique marocaine, arriver à une telle décision ne saurait se faire à froid, puisque, il y a à peine quelques semaines, soit en octobre dernier, il est arrivé à faire voter à la majorité le budget de sa commune. Mais depuis lors, dit-il, les donnes ont changé et des clans se sont constitués en guise de préparation aux prochaines élections communales.
Faute de temps et de disponibilité, M. Bencheikh s’est vu incapable de «coller des morceaux qui sont fondamentalement incollables».
Bien entendu, pour rectifier le tir, il nous a annoncé que même en étant saturé et après plusieurs années de lutte en faveur des habitants de la ville de Meknès, dans laquelle il conserve son statut de membre de la Commune d’Al-Ismailia, il juge nécessaire de se consacrer à la vie politique nationale et de consacrer plus de temps à son parti, le RNI. Car, à défaut d’une majorité confortable, «un président d’une commune se doit de se consacrer entièrement aux affaires locales, tout en sachant qu’il agirait pour une rentabilité limitée, ou disparaître», a-t-il avancé. Et de conclure, à ce sujet, que personne n’est indispensable et que la relève existe déjà, puisque bon nombre de ceux qui l’ont accompagné ont acquis l’expérience nécessaire à la gestion des affaires de leur commune et de leur communauté urbaine.Ceci étant, pour ce qui est des problèmes internes qui secouent son parti au niveau national, M. Bencheikh s’est contenté de rappeler le contenu des deux communiqués publiés dans l’organe de presse de sa formation partisane, en réitérant trois fois son appel au dialogue et à la discussion. «Tout se discute, dit-il, et tout le monde en est conscient, y compris le président Ahmed Osman».Ainsi, renvoie-t-il la balle dans le camp du chef du parti, celui-là même qui est désigné du doigt en tant que source des maux. Vieux réflexe d’un ex-communiste qui a rejoint les libéraux et qui a toujours été au coeur des événements qui ont marqué le Rassemblement national des Indépendants.
Mais toujours est-il que les problèmes sont nombreux et difficiles à gérer aussi bien pour Bencheikh que pour Osman.

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