Terrorisme : l’affaire devant la justice

Terrorisme : l’affaire devant la justice

«La cellule terroriste baptisée Jamaat Ansar Al Mehdi projetait de proclamer le jihad au Maroc », indique un communiqué du procureur général du Roi près la Cour d’appel de Rabat. Dans ce communiqué, dont copie est parvenue à « ALM », le chef du Parquet a ajouté que ce groupe composé de 32 personnes s’apprêtait à monter des camps d’entraînement et mener des attaques depuis les villes de Nador et Ouezzane. Toujours selon le parquet, ce groupe a été constitué par le dénommé Hassan El Khattab qui, après avoir purgé une peine de deux ans d’emprisonnement, a fait appel à des individus répartis sur plusieurs cellules à Salé, Sidi Yahya Gharb, Sidi Slimane, Youssoufia et Casablanca. La liste arrêtée des membres présumés terroristes n’est toutefois pas définitive.  Le Parquet général a précisé que la Brigade nationale de la police judiciaire poursuivait, sous sa supervision, ses investigations concernant un autre groupe appartenant à la même cellule. Parmi les membres arrêtés, outre la « tête pensante » de la cellule indiquée, Hassan El Khattab, « qui a ouvert des locaux commerciaux à Salé pour financer son projet terroriste », figurent Zine El Abidine Chkiri, alias « Abou Jaber », Ahmed Al Mataoui (maçon, né en 1974), Hamid Essaoui (commerçant, 1971), Abdelwahed Barazi (marchand ambulant, né en1968), Omari Abdeljalil (marchand d’épices, né en 1978). S’agissant de la branche armée de la cellule, le procureur général près la Cour d’appel de Rabat a précisé que « Jamaât Ansar Al Mehdi » avait fait appel à des militaires qui appartenaient aux Forces Armées Royales, ajoutant que ces ex-éléments des FAR, des militaires à la retraite, auraient été chargés de «monter des camps d’entraînement» en prévision d’attaques terroristes à partir des villes de Nador et Ouezzane. Hassan El Khattab et ses « frères d’armes» ont été arrêtés en possession d’une quantité importante d’explosifs. D’après nos sources, les soldats arrêtés auraient joué un rôle influent dans l’entraînement des membres du groupe au maniement des explosifs. Hassan El Khattab, alias «Abou Oussama», présenté comme l’un des théoriciens de la Salafia Jihadia, a réussi à infiltrer le corps de l’armée pour embrigader, incorporer et par-dessus tout faire adhérer les cinq soldats en question à son projet terroriste. Issu d’un milieu pauvre, à Salé, le «cerveau» de cet organisme a réussi également à trouver les moyens de financement pour mettre à exécution ses actions terroristes projetées dans différentes villes du Royaume. Selon le procureur général près la Cour d’appel de Rabat, « Abou Oussama » aurait projeté « d’exécuter plusieurs opérations de braquage des agences bancaires et de bureaux de poste ainsi que des convois de transport de fonds. Il aurait également, avec la complicité de membres de son groupe, pu falsifier la monnaie marocaine à l’aide d’un scanner et d’une imprimante couleurs ». Selon nos sources, il ne serait pas écarté que les derniers braquages de plusieurs agences bancaires soient exécutés par des membres de la cellule de H. Khattab. L’arrestation du groupe est certes un véritable coup de maître, mais le danger persiste encore. Les services de la Brigade nationale de la police judiciaire mènent une course contre la montre pour mettre la main sur un autre groupe de la même cellule toujours en fuite.

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