Terrorisme : le lien est établi entre Riyad et Casablanca

Terrorisme : le lien est établi entre Riyad et Casablanca

Un instituteur et un étudiant impliqués dans les attentats du 16 mai ont été présentés, par la Brigade nationale de police judiciaire à Casablanca, au parquet près la Cour d’appel de Rabat. Il s’agit de Saïd Naïm, 26 ans, célibataire, instituteur dans une école privée et Redouane El Hor, 29 ans, célibataire et étudiant. Ces deux «takfiristes» de la Salafiya Jihadia ont fait connaissance avec Ahmed Karim Taleb. Par le biais de ce dernier, Rédouane Hor a reçu un courrier électronique relatif aux préparatifs d’un voyage en Arabie Saoudite pour y suivre un entraînement à la fabrication d’explosifs et au maniement des armes. Ce dernier, qui a accepté après avoir consulté Saïd Naïm, avait l’intention de retourner dans son pays natal et de constituer une cellule destinée à combattre les services de sécurité. Les deux mis en cause savaient que Ahmed Karim Taleb avait été arrêté en compagnie du dénommé Mohamed Karam, à la suite des attentats du Riyad. Par ailleurs, la Chambre criminelle près la Cour d’appel de Casablanca devait entamer, vendredi, l’examen du procès de l’«émir de sang» Youssef Fikri, et ses trente acolytes. Douze autres prévenus impliqués dans ce dossier comparaîtront devant la même chambre lors des prochaines audiences. Cinq d’entre eux comparaîtront lundi 7 juillet. Il s’agit de Driss Boussaïd, Mounir Louzi, Yassine Lamlasse, Younès Hazate et Saïd Saleh. Le deuxième groupe sera présenté lundi 14 juillet. Il s’agit de six prévenus, à savoir Mohamed Majaoui, Abderrahim Ben ÃŽssa, Mustapha Amrine, Omar Âllam, d’Omar Bakhch et Ahmed Rafiki, alias «Abou Houdaïfa». Ce dernier, âgé de 62 ans, est le père de Abdelwahab Rafiki, alias «Abou Hafs», l’un des théoriciens de la Salafia Jihadia qui sévissait à Fès. Abou Houdaïfa est l’un des premiers Marocains ayant séjourné en Afghanistan en compagnie de Abdellah Tabarak, le garde du corps d’Oussama Ben Laden. Après quelques mois, il est rentré au Maroc pour retrouver une fois encore l’Afghanistan et le régime des Talibans. Le douzième prévenu impliqué dans le dossier Youssef Fikri et qui comparaîtra pour la première fois lors de l’audience du lundi 21 juillet sera Ahmed Filali Azmir, avocat du barreau de Casablanca. Ce dernier a été dénoncé par Bouchaïb Moughdir, qui séjournait en Suède et marié à une Espagnole, et Mohamed Damir. Ces deux derniers devaient comparaître, vendredi, avec les trente acolytes de Youssef Fikri. D’autre part, la chambre criminelle près la Cour d’appel de Fès a reporté à mercredi prochain l’examen du procès des trente et un «takfiristes» de la Salafiya Jihadiya poursuivis en état d’arrestation pour constitution d’une association de malfaiteurs, vol qualifié, coups et blessures, atteinte à l’ordre public et appartenance à un courant interdit. Ces trente et un intégristes qui ont comparu, mercredi dernier, devant la Cour précitée ont été arrêtés suite aux événements sanglants du 16 mai qui ont secoué Casablanca. Ils étaient bien organisés et se chargeaient de la «lutte contre la dépravation» et toutes autres expressions du «vice». Ils ont été encadrés par des théoriciens de la Salafiya Jihadia, tels que Abdelwahab Rafiki, alias «Abou Hafs» et Driss Lahmamsi, qui incitent à la violence et au Jihad. Le Tribunal de première instance de Rabat a reporté, également, à mercredi prochain, le procès de Mustapha Alaoui, le directeur de l’hebdomadaire «Al Ousboue». Ce dernier qui n’a pas bénéficié de la liberté provisoire réclamée par ses avocats, est poursuivi pour dissimulation d’un document de nature à faciliter l’enquête sur des délits et diffusion de fausses informations de nature à troubler l’ordre public. Concernant la présentation de nouveaux prévenus devant la justice, six éléments de la Salafia Jihadia ont été déférés, jeudi matin, devant le tribunal de première instance de Taza. Ces «takfiristes», qui étaient encadrés par un enseignant, sont poursuivis pour incitation à la violence au moyen d’écrits et de cassettes audio, ébranlement de la foi d’un musulman et appartenance à une association non autorisée. Par ailleurs, un nouveau groupe des «takfiristes» de la Salafiya Jihadia, arrêtés dans le cadre des investigations policières engagées suite aux attentats-suicide de Casablanca, devait être présenté, jeudi soir, devant le juge d’instruction près la troisième chambre d’instruction de la Cour d’appel de Casablanca. Devant ce dernier, un autre groupe des membres de la Salafiya Jihadia, interrogés préliminairement, ont été traduits, jeudi matin pour être soumis à l’instruction détaillée.

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