Tuberculose : Casablanca enregistre 5.000 nouveaux cas annuellement

Tuberculose  : Casablanca enregistre 5.000 nouveaux cas annuellement

La tuberculose continue de faire des ravages au Maroc. La  journée mondiale célébrée le 24 mJrs est l’occasion de dresser un état des lieux et de sensibiliser les citoyens sur cette maladie meurtrière.  Les statistiques dans notre pays sont alarmantes comme l’atteste Dr Nadia Chafli, présidente de la section régionale de Casablanca de la Ligue marocaine contre la tuberculose (LMCT).  «Chaque année, 27. 000 nouveaux cas sont déclarés dont 5000 cas pour la seule ville de Casablanca (20% des cas)», affirme Dr Chafli. Pour sensibiliser les citoyens sur les dangers de la tuberculose et l’importance d’une prise en charge à un stade précoce, la  Ligue marocaine contre la tuberculose organise ce dimanche 24 mars une marche à Rabat. La tuberculose est une maladie urbaine. «70% des cas sont recensés au niveau de l’axe Tanger-Casablanca. Les villes de Tanger et de Casablanca enregistrent la plus forte incidence avec respectivement 138 pour 100.000 habitants et 135 pour 100.000 habitants», relève Dr Chafli. L’une des particularités de cette maladie est qu’elle touche les groupes d’individus vulnérables (quartiers pauvres, milieu carcéral). Ses liens avec l’habitat insalubre, la densité élevée des populations, la promiscuité, la malnutrition, la précarité et la pauvreté ont été prouvés.
Le principal danger de cette maladie est qu’elle se propage d’une personne à l’autre par voie aérienne. Lorsqu’une  personne  atteinte  de tuberculose pulmonaire tousse ou éternue, elle  projette  les germes de la tuberculose dans l’air. Il suffit d’en inhaler seulement quelques-uns pour être infecté. La non observance des traitements est à l’origine de la résistance de la tuberculose dans notre pays. Et pourtant, cette maladie est prise en charge à 100% par le ministère de la santé. «Lorsque la personne présente les signes de la maladie, elle doit aussitôt se rendre au centre de diagnostic de tuberculose présent au niveau de chaque préfecture», souligne la présidente de la section régionale de  LMCT tout en faisant remarquer que la visite médicale, la radiologie, les analyses  et les médicaments sont gratuits. Quant au  traitement, il consiste en un schéma thérapeutique standard de six mois associant quatre antimicrobiens. La grande majorité des cas de tuberculose peuvent être guéris à condition que les médicaments soient pris correctement.  Mais la réalité est tout autre. «Nous avons constaté que bon nombre de patients arrêtent le traitement dès qu’ils se sentent mieux. Pour remédier à cette situation, nous entamons des visites à domicile pour pousser les patients à poursuivre leur traitement», explique-t-elle. Cette spécialiste reconnaît que le problème le plus préoccupant est qu’une majorité des Marocains  ne connaît pas la maladie. C’est ce qui explique d’ailleurs pourquoi un grand nombre consulte le médecin à un stade tardif.  Pour cette spécialiste, une campagne de sensibilisation et de communication doit être menée par le ministère de la santé pour mieux faire connaître la maladie.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *