Tunisie : élection pour le renouvellement des conseillers municipaux

Tunisie : élection pour le renouvellement des conseillers municipaux

Les Tunisiens ont voté dimanche pour désigner leurs conseillers municipaux parmi les listes, très majoritaires, du parti au pouvoir (Rassemblement constitutionnel démocratique, RCD) et celles de cinq partis de l’opposition parlementaire. Près de quatre millions d’électeurs étaient appelés à pourvoir pour cinq ans 4.626 sièges dans les 264 circonscriptions communales que compte la Tunisie, un pays de 10 millions d’habitants. Seul le RCD du président Zine El Abidine Ben Ali est présent dans l’ensemble des circonscriptions et faisait cavalier seul dans 181 d’entre elles. Sur ses listes plus de 30% des candidats sont des femmes. Cinq partis de l’opposition modérée -alliée du pouvoir-, ainsi que huit listes «indépendantes» sont en lice pour diriger les mairies de Tunisie durant les cinq prochaines années. En fait, la compétition concerne 83 circonscriptions, dans lesquelles le RCD doit se limiter à 75% des sièges à pourvoir, 25% des sièges étant réservés par le code électoral aux autres listes de l’opposition et des «indépendants». La Tunisie applique un mode de scrutin mixte dans lequel l’attribution de 75% des sièges se fait à la majorité pour les listes remportant plus de 50% des voix, puis à la proportionnelle pour les autres qui se départagent les sièges restants.  Les partis d’opposition dans la course sont le Mouvement des démocrates socialistes (MDS, 43 listes), le Parti de l’unité populaire (PUP, 39 listes) l’Union démocratique unioniste (UDU, 24), le Parti social libéral (PSL, 14) et le Parti des verts pour le progrès (PVP, 14 listes). Deux autres formations, le Mouvement Ettajdid et le Forum démocratique pour le travail (FDTL) ont choisi d’appuyer symboliquement quatre des huit listes «indépendantes» dans la course. Seul le Parti démocratique progressiste (PDP, légal) boycotte franchement le scrutin, une attitude motivée par un «climat politique verrouillé», selon lui, et un système électoral consacrant la domination du parti au pouvoir.

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