Un candidat pas comme les autres

Beaucoup de médecins à travers le pays se sont engagés dans les législatives de 2002. Parmi eux, Mohamed Naciri Bennani, 50 ans, dont c’est la première aventure électorale. Médecin généraliste qui possède un cabinet à Belvédère à Casablanca, il a décidé après une longue hésitation de se présenter dans la circonscription de Aïn Sebaâ-Hay Mohammadi sous les couleurs du Congrès national Ittihadi (CNI) d’Abdelmajid Bouzoubaâ.
Une circonscription très chaude d’environ 320.000 inscrits où concourent pas moins de 22 listes pour 5 sièges à pourvoir. Ici, Abderrazak Afilal, de l’Istiqlal, député sortant, est le candidat le plus en vue. Ancré dans la région pour avoir su travailler des années durant pour s’assurer les suffrages des bidonvilles de Hay-Mohammadi. Un matelas électoral non négligeable. Abdelkbir, de l’USFP, enfant de la zone, a pu lui aussi se construire une image auprès des de la population locale.
Mohamed Labsir, de l’UC, quoique député, semble par contre ne pas être connu chez les électeurs. Il aura du mal, dit-on, à reconquérir son siège. C’est dans cette circonscription qu’a débarqué Mohamed Naciri Bennani. Celui-ci reste optimiste quant à ses atouts dans cette élection. Ancien membre de l’USFP, dont il était membre du comité central, il a donc rejoint le nouveau parti sorti de la matrice originelle. L’intéressé est convaincu que l’USFP a failli dans sa mission historique de force réformatrice de la société marocaine. À l’entendre parler, l’USFP a déçu les Marocains, surtout après qu’il s’est frotté aux réalités du pouvoir. Le bilan selon lui est désastreux. C’est par rapport et contre l’USFP, à l’instar des autres candidats CNI, que M. Mohamed Naciri fait campagne. “ Sur le terrain, je me suis rendu compte que les gens ne connaissent pas notre parti qui a à peine un an d’existence, reconnaît-il. Mais ils connaissent par contre les visages pour avoir été d’anciens militants de l’USFP.
Généralement, notre liste est bien accueillie là où nous allons“. Notre médecin-candidat dit expliquer aux électeurs les raisons qui les ont poussés à faire scission avec l’USFP et d’avoir créé leur propre parti : absence de démocratie interne, mauvaise gestion des communes de l’USFP dans un certain nombre de villes et la façon dont ce parti traite la cause palestinienne. “ Nous avons quitté l’USFP parce que nous estimions qu’il n’est plus le parti militant qu’il était par le passé“, résume-t-il.
Pour M. Mohamed Naciri, le gouvernement Youssoufi n’a pas arrêté l’hémorragie du pays mais il l’a accentuée. La liste menée par la tête de liste de CNI compte une pharmacienne, un professeur, un enseignant universitaire et un docteur en biologie. Une liste qui ambitionne de faire la politique autrement. Pas à la manière de l’USFP. C’est le message principal du parti d’Abdelmajid Bouzoubaâ lors des élections de 2002.

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